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May Day dans le parc

Si la fête du Travail est soulignée au mois de septembre à Terre-Neuve-et-Labrador, la Journée internationale des travailleurs, ou May Day, est quant à elle célébrée le 1er mai un peu partout dans le monde. Pour marquer cette journée, des rassemblements dans la capitale ont voulu rappeler le pouvoir des travailleurs agissant de concert.
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Rose Avoine-Dalton

IJL – Réseau.Presse – Le Gaboteur

Photo: Courtoisie Social Justice Co-operative NL

Organisé par la Newfoundland and Labrador Federation of Labour (NLFL), près d’une centaine de personnes militant pour les droits de travailleurs se sont rassemblés devant l’édifice de la Confédération au cours de l’après-midi du 1ᵉʳ mai dernier.

Avec des discours de Mary Shortall, présidente de la NLFL, Lea Mary de la Social Justice Co-op, Mark Nichols du Workers’ Action Network, et d’autres organismes activistes, leurs messages étaient nombreux: il faut par exemple soutenir les nouveaux arrivants, valoriser les travailleurs et travailleuses du sexe, représenter les personnes racisées dans les rôles de leadership ainsi que réaffirmer la nécessité des syndicats. 

Après la manifestation, à l’initiative de la Social Justice Co-op et de la Workers’ Action Network, un rassemblement a été organisé dans le Parc Bannerman afin de célébrer tout ce qui a déjà été accompli par le passé par le mouvement ouvrier.


Les petits artistes présents se sont amusés à la table d’art et après avoir vite rempli le papier disponible, ont commencé à peindre, puis cacher des roches partout dans le parc. À vous de les repérer lors de votre prochaine visite!

Sous une tente blanche, les groupes organisateurs offraient au public de la nourriture gratuite de toute sorte. Qui se priverait d’une pointe de pizza, de biscuits, de samosas ou de fruits, tout ça en écoutant de la musique en direct? Photo: Courtoisie Social Justice Co-operative NL

La rose et les raisons de la lutte

Durant l’après-midi, plusieurs gens qui visitaient l’événement repartaient avec une rose en main. Mais d’où venaient toutes ses fleurs? C’est en fait quelques-unes des organisatrices qui les ont distribuées aux gens qui, en échange, se faisaient prendre en photo et partageaient leurs réponses à la question «Pourquoi êtes-vous venus à cet événement?» ou «Qu’est-ce que cette journée signifie pour vous?».

Pour beaucoup des participants, comme Claude et Madeline, c’est leurs situations personnelles en tant que travailleurs et travailleuses qui les ont poussés à s’impliquer dans la lutte.

Célébrer le May Day pour Robert veut dire «célébrer et respecter les droits de TOUS les travailleurs, en particulier les travailleurs racisés, qui sont victimes du pire du racisme, du colonialisme et de la xénophobie, surtout dans le contexte d’une pandémie mondiale et du chaos climatique». Photo: Courtoisie Social Justice Co-operative NL

Claude explique: «Je suis ici pour soutenir les droits des travailleurs parce que je suis un travailleur. C’est drôle, plus tard, je dois aller à mon travail mal payé et me faire exploiter!». Madeline ajoute que pour elle, c’est «parce qu’il est vraiment difficile d’être une infirmière en ce moment, et la seule façon de changer les choses est de partir de la base». 

Si Matthew, qui a été attiré dans le parc par l’odeur des samosas, a peut-être manifesté sa solidarité par coïncidence, ce sentiment de communauté et d’ouverture est un aspect important pour d’autres militants. «Je suis ici parce que la solidarité, c’est créer des liens avec la communauté et être présente», admet Allie, une autre jeune activiste.

Mais pourquoi des roses? 

Les cadeaux fleuris pour les participants n’ont pas été choisis au hasard. Effectivement, la rose est devenue au fil du temps symbole de la lutte des travailleurs.

Elles font référence à un slogan politique, «Du Pain et des Roses», qui tient ses origines d’un discours de la suffragette américaine Rose Schneiderman en 1911: «La travailleuse doit avoir du pain, mais elle doit aussi avoir des roses» [traduction libre].

Le slogan a ainsi été adopté par le mouvement des droits de travailleurs du 20ᵉ siècle en faisant appel à la fois à la lutte pour des salaires justes (le pain) et des conditions de travail décentes (les roses). 


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