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Une commémoration d’une vie en francophonie

Il n’est pas surprenant que l’ensemble des travaux de M. Robert Cormier fasse de lui un excellent candidat pour ce prix. En tenant compte de sa carrière dans l’enseignement, l’administration et le bénévolat actuel, il serait juste de dire que la francophonie de Terre-Neuve-et-Labrador porte sa marque.
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Liz Fagan

Parmi les récipiendaires de l’Ordre de Terre-Neuve-et-Labrador, Monsieur Robert Cormier de Cap Saint-Georges, est reconnu pour une vie de service à la francophonie terre-neuvienne et labradorienne.

En lui adressant la parole en français, la lieutenante-gouverneure de la province, l’honorable Judy M. Foote a esquissé quelques sourires du public:

«En tant que directeur et enseignant de la langue et de la culture française, défenseur pendant toute votre vie, je vous demanderai de ne pas juger ma prononciation du français».

Un homme est debout devant un microphone de presse, de la droite sont deux bras qui tienne deux autres microphones.
Les conseils du nouveau membre de l’Ordre de Terre-Neuve-et-Labrador pour des jeunes francophones? «De poursuivre la langue française et de ne pas renoncer à son droit à l’éducation en français. J’espère qu’un jour il verra à quel point nous sommes reconnaissants d’avoir cette possibilité.» Photo: Cody Broderick

Une vie de service

Membre fondateur de la première association francophone de la province, les Terre-Neuviens Français, et de la Fédération des Francophones de Terre-Neuve-et-Labrador, Monsieur Cormier a consacré sa vie à la promotion et préservation de sa langue natale. 

Ayant grandi à une époque et dans d’une région où la population d’expression française «n’avait jamais eu l’occasion d’apprendre à lire et à écrire», le franco-terreneuvien a contribué à obtenir  l’éducation en français langue première pour les ayants droits partout dans la province.  

Sa carrière en enseignement dura 30 ans, sans parler de son rôle de directeur à l’École Notre-Dame-du-Cap et l’École Ste Anne. Grâce à son implication diligente dans la communauté scolaire, l’ancien programme d’immersion française à Cap Saint-Georges établi en 1975 se transforma en programme de français langue première en 1988. Ce droit est maintenant exercé par les six écoles françaises langue première à Terre-Neuve-et-Labrador encore aujourd’hui.

L’enseignant retraité ajoute sa médaille à une collection de distinctions, y compris la médaille du jubilé de la reine Elizabeth II et l’Ordre du Canada en 2002, parmi d’autres.

Monsieur Cormier exerce toujours un rôle actif dans la communauté comme bénévole du conseil d’administration des Terre-Neuviens Français et de la Long Range Community Business Development Corporation. 

Fondamentalement, Monsieur Cormier préconise de donner aux francophones le contrôle de leur éducation, un élément crucial qui a profondément changé le visage de l’éducation francophone dans la province. 

Des médailles dans une boite rose.

Les récipiendaires de l’Ordre de Terre-Neuve-et-Labrador

Lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au Colonial Building le 4 octobre, huit Terre-Neuviens et Labradoriens ont été intronisés dans l’Ordre de Terre-Neuve, la plus haute distinction de la province. Reconnus pour leurs accomplissements dans des domaines tels que la médecine, la culture, les services humanitaires et la défense de la langue française, Le Gaboteur vous invite à rencontrer les récipiendaires.


En photo: La médaille de l’Ordre de Terre-Neuve-et-Labrador est composée de plusieurs symboles provinciaux réunis: elle prend la forme d’une sarracénie, faite de labradorite, et en son centre, les armoiries de la province. Crédit: Archives Le Gaboteur

À lire aussi: 

Le haut du corps d’un homme devant des piliers recouverts de graffiti multicolore.

Un Great Big succès

Le chanteur du groupe terre-neuvien Great Big Sea, Alan Doyle, a été nommé à l’Ordre de Terre-Neuve-et-Labrador pour son action humanitaire. Le musicien, impliqué dans plusieurs fondations et causes, a interprété de nombreuses chansons traditionnelles de la province au cours de sa carrière, dont même une toune franco-terreneuvienne.

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Le Colonial Building de St. John’s. Un vieux bâtiment de pierre avec un chemin pavé à l’avant.

Un ancien édifice qui revêt une signification contemporaine

Ayant grandi à St John’s, j’avoue que la seule et unique fois que j’ai franchi les portes du Colonial Building fut pour cette cérémonie, à laquelle tous les médias étaient invités. Sa réputation la précède. Partout sur les murs, on peut voir des peintures ainsi que des photos d’événements historiques qui se sont déroulés entre ces murs. C’était une expérience enrichissante; un aspect de notre contexte politique que je n’avais jamais vu, encore moins considéré.

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