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Trouver et préserver pour mieux avancer

Une petite histoire de la détection de métaux et de sa règlementation actuelle dans la province.
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La création du premier détecteur de métaux portatif est relativement récente dans l’histoire. Avant d’être employés à des fins archéologiques et à des fins récréatives, ces appareils étaient fixes et étaient majoritairement utilisés dans les domaines médicaux et militaires.

Photo: Roger Starnes Sr (Unsplash)

Détecter le danger

Avant d’être une activité de loisir, la détection de métal servait à des fins médicales et militaires sur les champs de batailles. Durant la Première Guerre mondiale, des dispositifs de détection étaient utilisés pour retrouver des balles ou autres objets métalliques ayant pénétré le corps des soldats tombés au combat.

En 1941, l’inventeur polonais Józef Kosacki fait preuve d’innovation et crée le premier modèle de détecteur de métal portatif. Surnommé le détecteur de mines polonais, il peut désormais accompagner les troupes qui se déplacent et sera utilisé pour la première fois par l’armée britannique pour déceler les explosifs enfouis sous le sable d’Afrique du Nord.

Sans le savoir, Kosacki pose les fondements du loisir de la détection de métaux qui génère des adeptes partout dans le monde après la guerre. Cette activité deviendra si répandue qu’elle poussera le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, comme d’autres gouvernements, à légiférer pour encadrer cette pratique afin d’avoir un droit de regard sur les objets à caractère historique et patrimonial trouvés par la population.

Une activité bien réglementée

Le gouvernement provincial a établi des législations entourant l’archéologie sur son territoire en plus d’établir précisément ce qu’est un artéfact. Ce faisant, il y a toute une marche à suivre pour les détecteurs et détectrices de métaux pour que leurs trouvailles puissent être partagées avec les autorités à fins d’analyse pour attester de leur authenticité historique et de leur importance pour le patrimoine.

Le site Web du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador est en ce sens clair: «Si vous trouvez un artéfact, vous ne devez pas le bouger, l’endommager ou interférer avec ce dernier. Il est illégal de vendre, d’échanger ou de le retirer de la Province. […] Par la loi, tout artéfact en votre possession doit être retourné à la Province ou toute personne responsable de son administration dans votre comté» [traduction libre].

C’est dans le respect de ces lois que les détectoristes pratiquent leur hobby. Et c’est par respect pour le passé, la culture locale et l’histoire de la province que ces gens s’adonnent à cette passion.


Photo: Roger Starnes Sr (Unsplash)

Cet article fait partie de notre dossier:

Collectionner le passé

Détectées: des personnes qui partagent des histoires sur leurs trouvailles enfouies! Plusieurs détectoristes de métaux d’un peu partout dans la province sont très actifs sur les réseaux sociaux en signalant les sites fouillés en plus de partager leurs trouvailles. Grâce à leurs chasses aux trésors, plusieurs objets et artéfacts ont été déterrés et permettent de comprendre davantage le passé de la province, y compris son héritage francophone.

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