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Le 30 mai célébré au «Pays du bon Dieu»

C’était encore une fois l’occasion de célébrer la francophonie provinciale le 30 mai dernier sur la péninsule de Port-au-Port! Après deux années de pandémie où les activités scolaires étaient au ralenti, voire annulées, les écoles de la péninsule de Port-au-Port ont finalement pu être au cœur des festivités grâce à des activités rassembleuses dans cet endroit unique.
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David Beauchamp

Avec un soleil de plomb en ce début de semaine, les élèves des écoles Notre-Dame-du-Cap (NDC) et Sainte-Anne (ESA) étaient excités de voir leur routine être bousculée par des activités amusantes. En cette Journée provinciale de la francophonie, les élèves allaient assister à la levée du drapeau et participer à plusieurs animations. 

Des jeunes de NDC jouent avec leurs cerfs-volants. La directrice Josette Bourque, leur explique bien le lien entre les voiles du drapeau franco-terre-neuvien et les cerfs-volants: «Les voiles font avancer les bateaux grâce au vent. Vos cerfs-volants sont comme une image des voiles du drapeau de la francophonie. Grâce au vent et grâce au travail, on peut accomplir beaucoup de choses et regarder vers l’avenir avec optimisme». Photo: David Beauchamp

«Il ne faut pas oublier» 

Pour certains enseignants, comme Dwight Cornect, c’est important de faire un rappel aux jeunes à propos des origines françaises de la région. L’ESA a donc commencé sa journée avec son exposé sur l’histoire de la French Shore et de la francophonie de la région. 

Les jeunes de la région sont moins intéressés par la langue qu’ils l’étaient autrefois selon Cornect, et il faut continuer de leur rappeler leurs origines. «Cette histoire-là est en train de se perdre. Certains jeunes sont encore surpris quand on leur dit que les Français s’étaient cachés dans le bois pour fuir le gouvernement et qu’ils étaient des fugitifs pour l’époque», explique-t-il. 

«Il ne faut pas oublier que les Français sont là depuis des siècles et que le français est présent sur la péninsule grâce à nos ancêtres. La langue est primordiale pour maintenir la culture vivante», termine Cornect.

Des activités en rafale

Alors que l’ESA a commencé la journée avec un rappel des racines, les élèves de NDC a été la première à faire la levée du drapeau en cette journée festive. À 8h45, les élèves étaient conviés à l’extérieur pour voir les couleurs de la francophonie hissées au sommet du mât sur le terrain de leur école. L’ESA, quant à elle, a gardé cet événement pour la fin de leur journée. Les paroles en français de l’«Ode à Terre-Neuve» ont résonné dans le vent matin et après-midi autour de la péninsule.

En plus de la levée du drapeau franco-terre-neuvien, plusieurs activités étaient au programme en ce 30 mai dans les écoles de Port-au-Port. Mais si vous ne saviez pas où aller pour célébrer cette journée, les étudiants de NDC ont fait en sorte que vous puissiez trouver votre chemin. Ces derniers ont créé une affiche à placer sur le bord de la route afin de signaler aux automobilistes où se trouve leur école et éviter les confusions avec celle anglophone un peu plus loin. 

Les roches peintes par les élèves de l’ESA lors de l’atelier de peinture ont été ensuite réunies pour en faire une œuvre collective devant l’école. Les résultats ont été aussi diversifiés que colorés. Dessus, on voit l’Île Rouge, le drapeau français ou celui de la francophonie provinciale et même de la pizza, comme quoi ce moment de la journée a été si marquant pour plusieurs jeunes artistes. Photo: Amélie Barsalou

Ensuite, il était temps de s’ouvrir l’appétit. Les élèves sont donc sortis dehors pour faire voler des cerfs-volants. Pour dîner, de la pizza était au menu dans les deux écoles. À ESA, un gâteau à l’effigie du drapeau de la francophonie provinciale était offert en dessert avec de la crème glacée.

Avec le ventre plein, les jeunes des deux écoles ont participé à des activités de peinture. Les élèves de l’ESA ont peint des roches pour illustrer ce que le 30 mai représente pour eux. Au même moment, les élèves de NDC se trouvaient dans les locaux de l’Association régionale de la côte ouest pour peinturer le drapeau de la francophonie provinciale fait avec d’étampes de modèles variés.

Michael Fenwick, en voyant les élèves quitter pour retourner chez eux à la fin de la journée alors que le drapeau volait bien haut, dit de manière contemplative: «encore une fête de la francophonie réussie». 


À lire aussi: La capitale célèbre la Journée de la francophonie provinciale


Le drapeau hissé au Big Land

Les Franco-Labradoriens ont également fêté la Journée de la francophonie provinciale à l’ouest du Labrador. L’Association Francophone du Labrador (AFL).

Les premières célébrations ont commencé vendredi 27 mai au Menihek Nordic Ski Club pour une soirée gastronomique remplie de vins et de fromages. Le lundi suivant, le 30, les villes de Labrador City et de Wabush se sont jointes aux commémorations en hissant le drapeau dans les deux hôtels de ville en présence des maires des deux localités, Belinda Adams et Ron Barron. Les députés provinciaux et fédéraux de la région, Jordan Brown et Yvonne Rumbolt-Jones, ont également manifesté leur soutien lors de ces événements.

Les élèves de l’École ENVOL brandissent leurs drapeaux devant l’hôtel de ville de Labrador City. Photo: Courtoisie Sara Teinturier
Le drapeau de la francophonie provinciale a été hissé des deux côtés des lacs le 30 mai dernier. Le voici à l’hôtel de ville de Wabush! Photo: Courtoisie Sara Teinturier

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