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Dans les coulisses de Peter Pan in the Park

Avant la grande première du 1er octobre aux Arts and Culture Centre de St. John’s, Le Gaboteur s’est glissé dans les coulisses de répétition de la troupe de danse Kittiwake. Cette création originale, signée Martin Vallée, plonge le spectateur dans l’enfance de Peter Pan transposée dans des paysages et des décors typiquement terre-neuviens. Entrevue avec le Québécois, chorégraphe et directeur artistique de la compagnie Kittiwake Dance Theatre.
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Propos recueillis par Rose Avoine-Dalton – Photos de Cody Broderick

Le danseur Silvo Hernesniemi, en pleine répétition.
Des danseuses en répétitions, elles tiennent des parapluies bleu foncé.
La météo pluvieuse des décors terre-neuviens de Bowring Park et Bell Island oblige les danseurs à se munir de parapluies.
Un groupe de danseuses soulèvent Hannah Drover, qui joue Peter Pan dans le ballet.
Après le départ imprévu du danseur censé incarner Peter Pan, c’est Hannah Drover, ici au centre soulevée par les autres danseuses, qui a été choisie pour interpréter le personnage principal.
 À gauche de la photo, on reconnaît la posture typique de Peter Pan, interprété par Hannah Drover.

Le Gaboteur: Quand la préparation du ballet Peter Pan in the Park a-t-elle commencé?

Martin Vallée: Cela fait un an qu’on se prépare, il a fallu que j’arrête pendant une des périodes de confinement. Mais j’ai commencé avec deux ou trois danseuses et puis après j’ai commencé à grossir la production, et on vient de tout mettre ensemble [les différents tableaux du ballet] depuis un mois et demi.

Le Gaboteur: Pourquoi avoir choisi de faire un préquel sur Peter Pan, c’est-à-dire une œuvre dont l’action se passe avant les aventures que l’on connaît de ce personnage ?

MV: C’est juste une idée que j’avais, et j’avais un danseur qui était ici, un homme, je voulais trouver quelque chose pour lui. […] J’étais intéressé à faire quelque chose d’original, alors j’ai préféré commencer avec un préquel, au lieu de faire l’histoire de Peter Pan que tout le monde connaît.

LG: Pourrais-tu me parler un peu de ce que les spectateurs vont découvrir le 1er octobre?

MV: Il y a deux pièces […] avant l’œuvre de Peter Pan. En premier, le spectacle s’ouvre sur la pièce de Edgar Zendejas, qui vient de Montréal. […]. Puis, on découvre une œuvre que j’ai faite l’an dernier qui s’appelle Alone Together. Elle se base sur notre isolement forcé et ce par quoi on est en train de passer en ce moment [la pandémie]. […] Après, on fait Peter Pan, c’est un ballet d’un acte. […] J’utilise les tableaux de Jean Claude Roy, qui est un peintre [français] qui a peint beaucoup d’endroits ici à Terre-Neuve. J’utilise ça [ses tableaux] pour mes backdrops [décors en arrière-plan].

J’ai basé l’œuvre sur des lieux d’ici. Le parc dont il est question dans l’histoire originale [l’antépisode raconté par le roman anglais dont s’inspire l’œuvre de Martin], au lieu d’être le Kensington Park qui est en Angleterre, devient ici le Bowring Park. Et puis il y a aussi une île magique pour les oiseaux dans l’intrigue, on montre des décors de Bell Island à la place de cette île.

LG: Quels ont été les défis durant la création de cette œuvre?

MV: Je ne peux pas avoir plus de 24 personnes sur scène en même temps, […] donc ça a été un peu plus le problème. Aussi, un des gros problèmes, c’est que la personne qui interprétait Peter Pan […] a été acceptée dans une école de ballet à Boston. Alors il a fallu que je change [de danseur]. Maintenant, Peter Pan c’est une fille, […] alors cet imprévu a changé beaucoup de choses aussi. […] Elle est plus petite, et la technique de danse pour une fille est souvent différente de celle pour un gars.

LG: Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur les deux autres œuvres de danse qui vont être présentées, The Spectrum of Desire et Alone Together?

MV: Pour la pièce d’Edgar, il serait plus à même que moi de l’expliquer, mais cela fait deux ans qu’on la fait. Alone Together, c’est un projet qui a été subventionné par Arts NL, cela s’est passé en vidéo au début, parce que c’était à la fin de la pandémie [du premier confinement à St. John’s] et on ne pouvait vraiment rien faire de live. […] Je l’ai refaite pour la scène, parce qu’on a pu tourner ce printemps, on est allé dans l’ouest de la province, à Corner Brook, Gander et GrandFalls. […] Puis on l’a fait ici aussi, […] on n’avait pas beaucoup de spectateurs, le théâtre venait juste de réouvrir donc on avait juste le droit d’avoir 40 personnes [dans le public]. Cette pièce, […] je prends l’occasion de la faire une dernière fois pour qu’il y ait plus de personnes, mais je ne la referai plus après cette fois-ci.

Des jeunes danseuses en répétition portent leurs costumes: des robes de différentes couleurs.
À côté des 14 danseurs de la troupe Kittiwake, 25 membres – dont des enfants – issus de la communauté de danse de St. John’s participent à la production de Martin Vallée.

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