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Rires en vue au Centre des Grands-Vents le 8 février

Prélude aux Rendez-vous de la Francophonie (RVF) 2019 et de leurs dizaines d’activités à Terre-Neuve-et-Labrador en mars, la Tournée Juste pour rire des RDF fera escale au théâtre des Grands-Vents le 8 février prochain. Avant-goût des rires à venir avec le quatuor d’humoristes qui feront leurs blagues en français.    

Entrevues : Maude-Julia Blanchet | Photos : Courtoisie de Juste pour rire


Alexandre Bisaillon Juste pour rireALEXANDRE BISAILLON

Franco-ontarien vivant à Ottawa, Alexandre Bisaillon n’a pas tardé à fouler les planches au Québec après l’obtention de son diplôme de l’École nationale de l’humour de Montréal.  Ayant lui-même commencé à faire rire dès le secondaire, il est maintenant le porte-parole du Concours LOL – Mort de rire qui a pour mission d’élargir les opportunités pour les jeunes francophones de 14 à 18 ans voulant se démarquer sur la scène de l’humour en Ontario.  

 

Quel est ton style d’humour?

Je mets en scène un personnage à la fois énergique, absurde et angoissé qui a l’allure un peu cartoonesque.  Je traite beaucoup de ma réalité personnelle. Étant hypocondriaque, j’aime écrire sur l’anxiété et les bulles de folies que l’on peut vivre.

 

Quels humoristes t’inspirent?

Au Québec, Louis-José Houde et Dominique Paquet sont des humoristes qui m’inspirent.  Plus jeune, j’étais un fan de Rowan Atkinson, Mr. Bean, et de Jim Carrey. Ils m’ont beaucoup marqué.

 

Que représente cette tournée dans ton parcours?

Comme je suis membre d’une minorité linguistique, cette série de spectacles me touche directement.  Lorsqu’on fait carrière en français et que l’on vit en Ontario, une tournée comme celle-là rend les opportunités francophones pancanadiennes réelles.  Ça m’enthousiame de pouvoir y participer et de pouvoir contribuer à l’offre culturelle en français dans des communautés où les francophones sont en minorité.

 


Sinem Kara Juste pour rireSinem Kara

Récemment diplômée de l’option-théâtre du Collège Lionel-Groulx, à Montréal, Sinem Kara présente en spectacle depuis environ deux ans des tranches de vie familiale campées dans un environnement typiquement montréalais.  Avec audace et dynamisme, elle présente des numéros qui font découvrir au public son imaginaire culturel et son rapport au multiculturalisme.

 

Quels sont tes thèmes fétiches?

Dès que j’ai commencé à écrire des numéros, j’ai décidé de parler beaucoup de ma famille et ma culture. Je suis née au Québec de parents  d’origines turques et j’ai passé beaucoup de temps dans cette communauté. Cela m’a permis de connaître deux mondes tout en vivant au Québec.   

Dans mes textes, j’essaie de dédramatiser certaines situations que l’on juge parfois trop intenses, et je propose d’en rigoler en espérant éveiller un sentiment de tolérance.  Dans mes spectacles, je présente des anecdotes sur ma famille, sur mes interactions avec mes amis québécois et je traite des clash culturels, de tolérance et d’adaptation culturelle.  

D’autres humoristes québécois abordent-ils ces thèmes?  

Il y a quand même plusieurs hommes humoristes qui témoignent sur leur vécu multiculturel, mais j’observe que les jeunes garçons issus de communautés immigrantes ne sont pas soumis aux mêmes restrictions et clash culturels que les jeunes filles. Jusqu’à présent, je n’ai pas vraiment rencontré beaucoup de femmes en humour qui ont grandi dans une famille avec autant de restrictions que la mienne.  

Quelles sont tes attentes avec cette tournée?

Ça va d’abord être pour moi une belle découverte des communautés francophones hors-Québec.  Je ne me serais pas imaginée qu’il y a des francophones établis dans plusieurs des villes où on va s’arrêter. Je suis contente de faire partie de ce pont culturel qui m’offre non seulement une tribune mais aussi une occasion de participer à l’offre d’humour francophone à travers le pays.


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Julien Dionne Juste pour rireJulien Dionne

Acadien originaire du Nouveau-Brunswick, Julien Dionne a débuté sa carrière en humour en anglais il y a une douzaine d’année à Moncton.  Il a depuis fait de nombreux spectacles au Canada et aux États-Unis. Il fait aussi des prestations en français, sa langue maternelle, depuis un peu plus de deux ans.

 

Le français est arrivé tard dans ton humour. Pourquoi?

C’était en 2017, à un festival d’humour à Moncton.  C’était un peu comme un accident la première fois. Une semaine seulement avant le show, j’ai réalisé que je devais présenter un numéro en français.  Comme c’était un spectacle bilingue et qu’il y avait une couple d’humoristes du Québec, j’avais présumé que chacun allait performer dans sa langue habituelle, mais finalement, on devait tous présenter un numéro dans l’autre langue. J’étais tellement nerveux, mais finalement, ça a super bien été.  Même qu’après coup, je me suis dit que j’aurais peut-être dû commencer en français, car ça roulait fort.  

Quelle place prend la langue française maintenant?

Dans la dernière année, j’ai fait environ 60% de mes spectacles en français, et 40% en anglais. Je suis Acadien mais même si le français était ma langue maternelle, l’accès à un marché plus étendu passe souvent par la scène anglophone. Comme Acadiens, je pense qu’on est beaucoup plus influencés par la culture populaire américaine que les Québécois. En commençant ma carrière en 2006, je pensais que le français ouvrait des portes seulement au Québec.  Mais les Rendez-vous de la Francophonie m’ont démontré que la francophonie est beaucoup plus large qu’on l’imagine et qu’il y a des amateurs d’humour francophone partout au Canada.

Quels sont les sujets de tes spectacles?

J’écris à propos de la vie de tous les jours, racontée à travers des anecdotes.  Je parle aussi de ma perspective d’être un Acadien qui vit au Québec, en traitant autant de l’accent que des différences culturelles.  

C’est un retour à Terre-Neuve pour présenter un spectacle.  À quoi t’attends-tu?

En général, les publics de St. John’s et de la côte Est sont parmi les meilleurs. Je suis allé à St. John’s quelques fois pour présenter des spectacles en anglais et l’accueil a toujours été chaleureux. Les gens sont prêts à rire, ils sont contents de sortir et ils ont juste envie d’avoir un good time. Alors, je suis vraiment pas stressé, je finis toujours un show avec le sentiment que les gens ont bien ri.  


Didier Lambert Juste pour rireDidier Lambert

Ayant d’abord gravité principalement dans les milieux de l’art dramatique et de l’improvisation à Montréal, il évolue sur la scène de l’humour depuis un peu plus de trois ans et il a signé plusieurs numéros originaux présentés dans des galas Juste Pour Rire.  

 

Quel est ton genre d’humour?

Je fais de l’humour de deuxième degré…même si c’est pas tant à la mode de dire ça! Je présente des anecdotes et des numéros avec des critiques sociales. J’essaie de déstabiliser pour remettre en question ce qui est scandaleux et ce qui est risible. Je pense qu’on peut rire de presque tout, si c’est bien présenté. Le rythme est vite aussi. Parfois, les spectateurs sont encore en train de réagir à un élément et moi, je suis déjà rendu deux blagues plus loin.

Quelles sont tes sources d’inspiration?

C’est surtout ce qui se passe dans mon quotidien qui va me guider pour monter un numéro. Yvon Deschamps est un humoriste que j’aime beaucoup et qui m’inspire.   

Quelles sont tes attentes en faisant cette tournée?

En 2019, je commence le rodage de nouveaux numéros. Je pense que cette tournée sera une belle vitrine pour faire voyager l’humour québécois et ça me fait plaisir d’y participer.


Quand? Le vendredi 8 février, à 20 h

Où? Théâtre du Centre des Grands-Vents, 65, chemin Ridge à Saint-Jean

Prix d’entrée? 15 $ pour les membres de l’Association communautaire francophone de Saint-Jean (ACFSJ) et 20 $ pour les non-membres.

Billets et infos : www.acfsj.ca   

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