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Surveiller les eaux usées pour détecter la COVID-19

L’Université Memorial (MUN) est l’un des partenaires participant à un nouveau programme du gouvernement provincial visant à tester les eaux usées pour détecter les signes du virus qui cause la COVID-19.
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Sandy Woolfred-Fahey

(Traduction Le Gaboteur – Texte original publié en anglais dans The Gazette)

Le programme provincial échantillonne actuellement dans neuf communautés, et des échantillonnages sont prévues dans d’autres communautés à travers Terre-Neuve et le Labrador. L’Université Memorial possède un site d’analyse hebdomadaire sur le campus de St. John’s, dans la section Clark Place de Elizabeth Avenue. 

«La surveillance des eaux usées à des points de collecte stratégiques est un moyen efficace de capturer des échantillons de groupes de large population, simplement parce que tout le monde va aux toilettes», déclare Rod Hobbs, responsable de la sécurité radiologique et biologique au Bureau du chef de la gestion des risques (Office of the Chief Risk Officer ou OCRO) de MUN. 

«Si la COVID-19 est présente dans la communauté, la surveillance permet de détecter le virus et peut fournir une alerte précoce des cas positifs de COVID-19, même si les personnes sont asymptomatiques. Elle fournit également des indications des tendances concernant les niveaux du virus dans la communauté, ce qui permet de déterminer sa prévalence.» 

Michael Piercey, technologue à l’Université Memorial, montre à quoi ressemble la boule COSCa, utilisée pour faire échantillonner les eaux usées. Photo: Courtoisie Sandy Woolfred-Fahey

Comment ça marche? 

En général, le processus consiste en la collecte d’un échantillon d’eau du système de traitement des eaux usées qui est envoyé au laboratoire pour y être ensuite testé. 

Les résultats sont envoyés au ministère provincial de l’Environnement et du Changement climatique, qui les communique en ligne via le «tableau de bord des résultats» (la page Results Dashboard est publique). Des avis concernés sont ensuite émis. 

Les résultats sont présentés en copies de gènes par millilitre (cp/mL) et doivent être supérieurs à 16 copies/mL pour être considérés comme positifs. Si les niveaux sont supérieurs à 16 copies/mL, la Santé publique est chargée d’indiquer si des contrôles supplémentaires sont nécessaires. 

Cette méthode a été adoptée dans la plupart des juridictions au Canada et implique des partenariats entre les ministères, les municipalités et les universités. 

L’impression 3D au travail 

MUN joue également un rôle clé dans le processus de collecte des eaux usées à travers la province en utilisant les imprimantes 3D qui se trouvent sur le campus de St. John’s dans la bibliothèque Queen Elizabeth II pour imprimer des boules COSCa. 

COSCa est l’acronyme anglais pour «COVID-19 Sewer Cage» (une «cage d’égout COVID-19»). Ces boules COSCa sont utilisées pour recueillir des échantillons. C’est l’Université Dalhousie à Halifax qui a partagé le fichier du modèle de la balle avec MUN. 

«C’est un autre exemple excellent de partenaires qui se réunissent pour offrir les ressources possibles afin de nous aider à passer à travers la pandémie», observe Greg McDougall, chef de la gestion des risques à Memorial. 

Depuis février, le programme de surveillance des eaux usées a été étendu à neuf collectivités de la province, soit St. John’s, Paradise, Conception Bay South, Gander, Happy Valley-Goose Bay, Corner Brook, Deer Lake, Stephenville et Clarenville. Photo: Capture d’écran (Jessie Meyer)

Et si virus est détecté? 

«Memorial [ici le campus de St. John’s] est une ville dans une ville, et ces résultats nous permettent, avec les autres villes participantes, d’être proactifs», affirme M. McDougall. 

Les résultats sont un indicateur avancé, c’est-à-dire que la détection peut avoir lieu avant qu’une communauté ne soit consciente d’un problème. Ils peuvent fournir des informations en temps utile permettant d’élaborer des plans d’intervention pour freiner la transmission si nécessaire. 

Si les résultats des prélèvements indiquent la présence du virus COVID-19 dans les eaux usées de l’université, Memorial se tournera vers la Santé publique pour avoir son aide et ses conseils. 

Participer à ce programme de surveillance est un outil supplémentaire à l’université pour planifier, guider et ajuster le tir, bref, pour faire sa part afin de réduire au minimum la propagation du virus. 


Le 12 octobre dernier, le gouvernement provincial a annoncé la mise en ligne d’un site web et un tableau de bord «pour fournir des informations issues de l’initiative COVID-19 de surveillance des eaux usées», peut-on lire dans un communiqué. Rendez-vous sur la page «Wastewater Surveillance for Covid-19 Virus» sur gov.nl.ca (en anglais seulement). (CT)

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