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St. John’s: foyer principal de la francophonie

La Région métropolitaine de recensement (RMR) de St. John’s a gardé le statu quo en 2021 en demeurant le plus grand foyer francophone de la province avec une population de 1 655 personnes ayant le français ou le français et une autre langue comme langue maternelle, soit environ 150 de plus qu’en 2016. Quant aux gens qui le parlent souvent à la maison? Leurs nombres sont à la baisse…
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Cody Broderick – IJL – Le Gaboteur

De Holyrood à l’ouest à Outer Cove à l’est, de plus en plus de personnes ayant le français ou le français et une autre langue comme langue maternelle habitent dans la RMR de St. John’s. 

Dans la capitale proprement dit, le nombre a augmenté d’environ 200 personnes. Dans la plupart des localités voisines, comme Mount Pearl, Conception Bay South et Torbay, ce nombre a augmenté de 5 à 30 personnes en comparaison avec le recensement de 2016.

L’usage du français diminue

Malgré cette augmentation, de moins en moins de personnes dans la RMR parlent français à la maison: 685 répondants pour être exact – contre 775 en 2016. 

Regardons de localité à localité…

Avec 15 ménages de moins à St. John’s proprement dit, 10 de moins à Conception Bay South, 5 de moins à Mount Pearl, la diminution est constatée un peu partout, même si on compte plus de personnes ayant le français ou le français et une autre langue comme langue maternelle.

Si ce chiffre a augmenté d’un tiers à Portugal Cove-St. Philip’s, de 40 à 60, la quantité de ceux ayant déclaré utiliser souvent le français à la maison est restée la même qu’en 2016: 20. À Logy Bay-Middle Cove-Outer Cove, il y a 20 personnes ayant le français ou le français et une autre langue comme langue maternelle, mais selon le recensement, personne ne le parle souvent chez eux.

Y a-t-il plus de familles exogames qui parlent anglais à la maison? Plus de francophones vivant avec des colocataires anglophones? Connaissent-ils les services en français et participent-ils aux activités communautaires francophones offertes dans la région? Moins de gens à l’aise avec leur niveau de français? Il y a plusieurs théories qui pourraient expliquer ce paradoxe.

Des villes: paradis pour le fait français

Dans l’ouest de la région, Paradise est en train de devenir un véritable paradis pour ceux qui parlent le français à la maison.

De 90 personnes répondant comme ayant le français ou le français et une autre langue comme langue maternelle en 2016 à 110 en 2021, Paradise compte 20 locuteurs français de plus depuis le dernier recensement. Avec 25 personnes qui jasent souvent en français chez eux, la ville a connu une augmentation de 10 personnes dans cette catégorie.

Or, ce n’est pas la seule localité dans la RMR qui a vu une augmentation ce niveau. Dans l’est, Flatrock constitue une autre exception. Depuis 2016, le nombre de personnes ayant répondu avoir le français comme langue maternelle dans cette localité a augmenté de 10, jusqu’à 25. 20 personnes, soit 15 de plus qu’au recensement de 2016, utilisent souvent le français à la maison.

Sur la Southern Shore, à Witless Bay et Bauline, ces chiffres sont restés assez stables au cours des cinq dernières années.

Comme la RMR de St. John’s compte le plus grand nombre de personnes ayant une connaissance du français, elle demeure le principal foyer du fait français dans la province. 

Cet article fait partie de notre dossier: 

Le fait français à TNL en chiffres

Les données du recensement de 2021 sur les langues ont été publiées à la mi-août. L’équipage du Gaboteur a navigué dans cette mer de chiffres pour analyser l’évolution du fait français de Terre-Neuve-et-Labrador au cours des 5 dernières années, avec une attention particulière pour les principales régions francophones de la province. (CB)

À lire aussi: 

Que ressentez-vous par rapport au recensement?

Statistique Canada a publié le 17 août dernier des données du recensement de 2021, en particulier: son inventaire des langues parlées dans le pays. Si ces informations sont collectées et utilisées pour allouer et fournir des services, par exemple pour les francophones en situation minoritaire, les ressources accordées dépendent du nombre de personnes qui s’identifient comme telles.

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Le français pour résister l’exode rurale

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