Katia Dupond quitte la province après de beaux accomplissements
Par Catherine Fenwick | Publié le 1 octobre 2010

Katia a créé une courte-pointe à partir de restes de tissus et de rideaux
Après quatre années de bons et loyaux services en tant que coordonnatrice culturelle au Conseil scolaire francophone provincial, l’heure du départ a sonné pour Katia Dupond. Portrait d’une femme active et retour sur ses principales réalisations.
Katia Dupond est née à Montréal. Elle a grandi dans une famille résolument tournée vers le milieu des arts et de la culture. Sa maman est une artiste visuelle professionnelle, son frère est écrivain et son père était réalisateur à Radio Canada pendant trente ans. De la maternelle jusqu’à la onzième année, Katia a fréquenté une école alternative d’arts. Avec son frère, ils n’allaient pas chez une gardienne après l’école, ils se rendaient à l’atelier de leur mère pour faire des lithographies. Une grande partie de son bagage culturel vient de là.
Un parcours itinérant
Après l’école secondaire, Katia a fait son cégep à Chicoutimi. Elle a participé pendant deux ans au programme de moniteur de langue seconde à Québec, dans une école alternative pour les décrocheurs. Elle a beaucoup aimé cette expérience avant de partir pour la Grande-Bretagne, toujours comme monitrice de langue seconde. C’est à ce moment qu’elle a décidé de faire un Baccalauréat en enseignement de langue seconde. Elle a débuté sa carrière d’enseignante près de Montréal pendant quelques années. Puis elle s’est dirigée vers le Grand nord du Québec dans une communauté inuite pendant deux ans avant et une communauté Cree près de la Baie James pendant une autre année. « Je m’ennuyais de la partie culturelle et artistique dans ma vie. L’enseignement titulaire de ma classe et la rigueur administrative devenaient lourds. Je n’avais pas assez de temps de faire les projets comme j’aimais les faire. » En retournant à Montréal, Katia s’est intéressée au poste de coordonnatrice à l’intégration culturelle du Conseil scolaire francophone provincial (CSFP). C’est ainsi qu’elle est venue s’installer à Terre-Neuve-et-Labrador. Quatre ans plus tard, elle quitte notre belle province car son contrat avec le CSFP a pris fin le 30 juin 2010.
La coordination culturelle, un choix de vie
Le rôle de Katia au CSFP était d’intégrer une partie culturelle dans le curriculum pour que les élèves se construisent une véritable identité franco-terre-neuvienne. Elle a créé un service auprès des écoles. Elle commençait par proposer des projets et travaillait avec les directions pour s’adapter aux besoins des élèves des cinq écoles. Les enseignants avaient des projets qu’ils voulaient faire et Katia était là comme ressource pour les appuyer.
Pendant ses quatre ans au CSFP, Katia a coordonné des projets locaux avec les cinq écoles ainsi que des projets provinciaux. Dans sa première année, elle a lancé le concours d’art oratoire provincial. La deuxième année, elle a été mandatée par le CSFP pour coordonner la partie scolaire du DVD promotionnel « Oser Terre-Neuve-et-Labrador ». Dans sa troisième année, il y a eu la célébration du 10ème anniversaire du Conseil scolaire où elle a créé un projet rassembleur avec une auteure littéraire québécoise. Cette collaboration a débouché sur un recueil de textes des élèves des cinq écoles francophones, des textes basés sur l’identité francophone et la vie dans les écoles. Fière de son travail, Katia réfléchit: « Il reste encore des traces. Le DVD promotionnel est toujours utilisé, le recueil est encore disponible et avec un peu de chance, le concours d’art oratoire va continuer. »
Katia a également rendu possible la tenue de spectacles dans les cinq écoles francophones. Beaucoup d’artistes francophones ont ainsi travaillé avec les élèves franco-terre-neuviens. La liste des intervenants est impressionnante :
la compagnie de théâtre Bleu Magique et sa pièce de théâtre sur l’intimidation à l’école, Robert Paquet et sa tournée dans les tempêtes de neige, les ateliers de cerfs volant avec Vania Gagnon, le projet de poésie virtuelle avec la Bande à Sylvain en collaboration avec des élèves de l’école Notre-Dame-du-Cap et des élèves de Labrador City. Ce sont juste quelques exemples des artistes que Katia a fait venir dans la province ces derniers quatre ans.
Intégrée dans sa communauté
« J’ai aimé vivre à Cap Saint-Georges. Je voyageais beaucoup à cause de mon emploi, mais je savais que des amis et une deuxième famille m’attendaient à mon retour. »
Katia s’est facilement intégrée dans la communauté. Elle s’y est fait des amis. Adèle, sa chienne a adoré la liberté et ses promenades avec sa maîtresse. Katia a pris part à de nombreuses activités de la communauté. Elle a notamment coupé le gâteau pour la fête du Canada, elle a eu son chandail personnalisé de l’école Notre-Dame-du-Cap, elle a fait des voyages en bateau avec ses amis et elle a reçu un certificat de la ville de Cap Saint-Georges pour son travail de bénévolat. Bref, elle a mérité son titre de « Caper ».
« Pour moi Terre-Neuve-et-Labrador fut une école. Je n’étais pas coordinatrice à l’intégration culturelle avant. J’avais une expérience en éducation et j’avais une expérience personnelle au niveau de la culture. C’était la première fois dans ma vie que j’ai pu mettre ces deux champs d’intérêt ensemble et de les appliquer quotidiennement dans mon travail. J’ai adoré ça, tout en apprenant énormément. »
-
Katia a créé une ...
Katia et Bernadette ...
Katia reçoit un ...