Mary Barry présente ses nouvelles compositions en français à Vancouver
Par Karine Gaudreau | Publié le 15 mars 2010

Mary Barry a représenté en chanson la francophonie de TNL
La chanteuse Mary Barry était de passage à Vancouver où elle a présenté quatre spectacles dans le cadre des Jeux olympiques. Parmi ses concerts, deux étaient complètement en français, ce qui représentait pour elle une belle opportunité de faire connaître ses toutes nouvelles compositions francophones.
Une semaine seulement après le lancement de son premier album entièrement francophone, « Chansons irisées », la chanteuse se retrouvait à la Place de la francophonie ainsi qu’à la Maison du Canada Atlantique pour le plaisir des amateurs de jazz et de blues. Mary Barry, qui a déjà résidé à Vancouver pour y étudier le style de musique qui l’a fait connaître, était accompagnée pour l’occasion de musiciens et amis de longue date vancouvérois. « C’est super d’être ici dans la ville où j’ai déjà vécu, j’ai retrouvé des musiciens et amis de longue date, le saxophoniste avec qui j’ai joué ce soir, on se connait depuis longtemps. On étudiait le jazz ensemble à Vancouver. Et aujourd’hui j’ai également joué avec un Terre-Neuvien, le batteur ce soir, que je ne connaissais pas avant, alors c’est bien », explique Mary. « C’est tellement beau à Vancouver. J’ai joué à tous les soirs et j’ai pratiqué à tous les jours alors je n’ai pas eu le temps de faire grand chose d’autre, mais ce n’est pas grave, juste pour jouer ici, ça en valait la peine. »
La chanteuse a ravi son auditoire, faisant même danser certains spectateurs lors de son interprétation de la célèbre chanson d’Édith Piaf, « La vie en rose ». Mary Barry, qui a un sens de l’humour remarquable, a également pris le temps de discuter avec son auditoire, les faisant rire à plusieurs occasions. « Moi, je viens de Terre-Neuve et je suis une « froufie », une « froufie », c’est un newfie qui chante en français. Vous ne connaissez sûrement pas le terme parce qu’on est plutôt rare », s’exclame Mary, en souriant, pendant son spectacle.
Par ailleurs, rencontrée après son concert, la chanteuse explique la révélation de son amour pour le français : « J’ai toujours été très passionnée et j’adore la langue française. Quand j’étais petite, on était dans une période à Terre-Neuve où il n’y avait pas d’école de français ou d’école d’immersion et c’était juste quelqu’un qui écrivait au tableau et moi, j’étais passionnée par ça, j’étais toujours celle qui avait 99 %, parfois 100% », explique-t-elle. « Quand j’étais petite, j’ai eu la chance d’aller à l’expo à Montréal. Ça a changé ma vie. J’y ai passé tout un été et on écoutait de la musique tout le temps et j’entendais la langue française constamment, pour la première fois de ma vie. À ce moment, j’ai su que j’étais « pognée » pour la vie. »
L’auteure-compositrice-interprète raconte que le fait qu’elle soit bilingue lui a grandement facilité la vie et contribué à son succès : « Je trouve que c’est positif d’être bilingue parce que je suis anglophone et que le fait que j’ai appris le français a ouvert beaucoup de portes, d’ailleurs les meilleurs jobs que j’ai eu dans ma vie, les projets les plus intéressants, les expériences les plus riches ont été uniquement parce que j’étais bilingue, pas parce que j’étais unilingue. C’est parce que j’ai appris le français que j’ai découvert la ville de Québec, que j’y suis restée 10 ans, que j’ai rencontré des millions d’artistes, que j’ai joué avec beaucoup de personnes, que j’ai chanté à Paris... Ce n’est pas à cause que j’étais une anglophone de Terre-Neuve que j’ai vécu ça, c’était parce que j’ai appris le français alors pour moi, c’était ça le bonus qui venait avec », conclue-t-elle.