Ça gigue au Cap, un pas à la fois!
Par Catherine Fenwick | Publié le 28 février 2011

Samuelle et les petits
Vingt jeunes francophones âgés de 5 à 12 ans se sont inscrits aux ateliers de danse traditionnelle à Cap Saint-Georges. Chaque mercredi soir, ces jeunes garçons et filles découvrent le plaisir de la danse avec Samuelle Gagné, une gigueuse de la Ville de Québec.
Samuelle est une enseignante à l’École Notre-Dame-du-Cap le jour, mais deux soirées par semaine, elle porte ses souliers non collants et elle anime des sessions de danse traditionnelle au centre des Terre-Neuviens Français pour les jeunes et les adultes de la communauté.
Cette jeune femme québécoise a attrapé la piqûre de danse à un jeune âge : « Ça vient de mon père. Il est chorégraphe, il est caller et il est gigueur. J’ai commencé à danser quand j’étais toute petite dans des veillées de danse. Il y a les musiciens, les danseurs et le caller qui explique les danses. On suit qu’est-ce qu’il dit et on fait plusieurs figures durant la danse. » Le caller explique les figures du set carré avant que la danse commence. Par exemple, il faut apprendre à faire le panier, le swing, la promenade, la grande chaîne, l’étoile main droite, l’étoile main gauche, etc. Pendant les veillées, il y a aussi des sets carrés où on incorpore la gigue. C’est à la fois dynamique et amusant.
Samuelle est étonnée du taux de participation des jeunes du Cap : « C’est drôle, avec ma troupe de danse au Québec, il manque du monde. Ça fait des années qu’on n’a pas vraiment de nouveaux danseurs. On habite dans une grosse ville et la danse traditionnelle n’est pas la plus in; on a de la misère à recruter les gens. À Cap Saint-Georges, on circule des dépliants et le lendemain il y a 20 jeunes qui s’inscrivent! » Ces jeunes Terre-Neuviens n’ont pas accès aux cours de jazz ou de hip-hop comme dans la grande ville non plus. Les parents aussi sont fiers d’avoir cette opportunité avec Madame Gagné. Ils ont demandé des ateliers spécifiquement pour les adultes et Samuelle a accepté sans réserve. Pourquoi pas? Il n’y a pas d’âge idéal pour apprendre cette danse. Les jeunes doivent travailler fort à apprendre les mouvements et à contrôler leurs corps. Les adultes ont moins de difficulté à apprendre, mais plus de misère à se rappeler des pas. Ils doivent aussi apprendre les mouvements de danse dans les deux langues officielles, car il y a des participants qui ne parlent pas le français. Une fois qu’elle explique les figures, elle devient le caller francophone et les apprenants suivent les directives en français sans grands problèmes. « Frotté simple, numéro 4 et marche, marche! »
Samuelle est membre d’une troupe de danse traditionnelle de Québec depuis qu’elle a onze ans. La troupe Danse Tradition de Beauport existe depuis 1989 et elle va en tournée à tous les deux ans. Samuelle a gigué en Belgique, en Europe, en Espagne, en Estonie, en Hongrie et au Mexique. Danse Tradition de Beauport est en train de préparer un spectacle pour sa prochaine tournée. Vous pouvez apprécier leurs talents sur You Tube ou visiter leur site web : http://tradition.francais.tv/
Les ateliers de danse traditionnelle à Cap Saint-Georges continueront jusqu’à la fin du mois de juin. Si vous êtes intéressés à participer, contactez le bureau de l’ARCO au (709) 642-5254 poste 11.
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