« La bête à 7 têtes » a conquis son public
Par Célia Quadjovie | Publié le 28 mars 2011

La scène, juste avant le début de la pièce
C’est dans le cadre des Rendez-vous de la Francophonie que la Troupe Téâtro a présenté, du 7 au 17 mars, la pièce de théâtre « La Bête à sept têtes » au Centre scolaire et communautaire des Grands-Vents. Une pièce qui a séduit son auditoire…
La pièce, mise en scène par Chris Driedzic, est une adaptation scénique du conte d’Émile Benoît, célèbre conteur et musicien de la Côte-Ouest.
« C’est devenu clair dans la recherche que je voulais pousser ce conte plus loin que la version d’Émile. Ce conte est très vieux, la bête à sept têtes elle-même existe dans une multitude de cultures mondiales », explique Chris Driedzic. « C’est dans d’autres interprétations que j’ai trouvé les aventures et les personnages qui embellissent la structure principale. Quand c’était possible, j’ai essayé de retenir le français de la côte ouest de Terre-Neuve pour les paroles de Jacques et pour retenir un peu l’essence du conte original ».
Les spectateurs ont été transportés, pendant près d’une heure, dans les aventures de Jacques. Ce conte a été joué avec brio par les trois acteurs : Pat Dempsey (tous les rôles masculins, narrateur et la bête), Nefren Feizo-Gas (tous les rôles féminins et narratrice) et Gaston Létourneau (Jacques).
Des décors hors de l’ordinaire
« J’ai essayé, avec cette interprétation, d’explorer d’autres possibilités dans le déroulement et la présentation d’un conte. La plupart de l’action se passe dans les projections ». Les projections faites en direct par Vida Simon et l’éclairage de Jean-Philippe Trépanier, constituent un décor inédit et innovateur. « C’est fou comme avec si peu, on peut habiller une scène et faire vivre des personnages, tout en restant crédible! », s’enthousiasmait une spectatrice à la fin de la pièce.
Expérience innovante aussi pour Vida Simon, la projectionniste. « On m’a demandé de faire les décors par effets visuels au lieu d’un décor classique en 3D. Je suis dessinatrice de métier et c’est la première fois que je suis amenée à proposer quelque chose de la sorte », explique-t-elle. « J’ai assisté à toutes les répétitions depuis trois semaines et j’ai beaucoup travaillé avec Chris, le metteur en scène, afin de pouvoir capturer l’essence et les émotions de la pièce, et de trouver des idées de décors collant aux scènes. » Pour cette dame, passionnée de son métier : « Pour moi, c’est comme raconter un conte de fée avec les pages qui tournent. Le décor changeant continuellement et intégré aux ombres des acteurs en mouvement rend le tout encore plus vivant ».
Opinion unanime
Les félicitations furent nombreuses et les spectateurs semblent tous avoir été conquis par cette interprétation du conte. « Ce conte est à ravir, on ne s’ennuie pas… il est tout à fait adapté aussi bien aux grands qu’aux petits », se réjouissait un spectateur. Une autre personne de l’auditoire abonde dans le même sens : « La pièce était simple, drôle et très intéressante. J’ai rit, sans me forcer, tout en tirant des leçons de vie grâce à la persévérance et l’optimisme de Jacques ».
De multiples représentations
La pièce a été présentée à tous les jours, en semaine, à raison de deux fois par jours, principalement pour le jeune auditoire de l’école francophone et des écoles d’immersion de la région.
Une représentation spéciale a également eu lieu le soir du 10 mars. La soirée a débuté par deux chants interprétés par la chorale La Rose des vents, dont « Vive la rose », en hommage à Émile Benoit, qui a donné vie à cette chanson. À la suite de la représentation, quelques spectateurs ont retrouvé les comédiens et l’équipe de production autour d’un léger goûter.
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