Les activités en marge du Concours d'art oratoire 2010
Par Alexis Hudon | Publié le 14 mai 2010

Atelier de création de bijoux autochtones à l'école Boréale
Le Concours d’art oratoire est un excellent prétexte pour réunir les membres des différentes communautés francophones de Terre-Neuve et Labrador dispersés aux quatre coins de la province : la péninsule de Port-au-Port à l’extrême ouest, Saint-Jean à l’extrême est et Happy-Valley Goose Bay ainsi que Labrador City aux deux extrémités du Labrador. Avec de telle distance séparant les communautés abritant les cinq écoles du Conseil Scolaire Francophone, il est plutôt rare que les élèves aient l’opportunité de se rencontrer et de partager d’une région à l’autre.
C’est là l’opportunité que Mme Katia Dupond saisit à chaque édition du concours : profiter de la présence d’étudiants des cinq écoles en un même endroit pour leur faire vivre des activités ensemble et espérer qu’ils tissent des liens.
Prise en charge immédiate
Dès l’arrivée des délégations, le jeudi 22 avril en début d’après-midi, un horaire chargé attendait les participants. Après avoir déposé leurs bagages à l’hôtel, on leur fit faire un tour guidé de la ville de Goose-Bay en autobus. De tels tours n’existent pas de façon commerciale dans cette communauté, c’est donc une dame de la communauté, madame Kathleen Gaumond qui attendait le groupe dans l’autobus et qui lui fit visiter les différents quartiers de la ville, dont la vaste base militaire internationale qui a abrité, alors qu’elle était en pleine effervescence, plusieurs milliers de militaires. À cette époque, la population de la ville était d’environ 15 000 personnes, soit près du double de ce qu’elle est aujourd’hui.
Après le souper, tous les participants se sont dirigés vers le salon de quilles de Goose-Bay situé sur la base militaire. Les lumières noires, la musique, les souliers et les boules aux couleurs fluorescentes ont créé une atmosphère très particulière que tout le groupe a beaucoup appréciée.
L’école Boréale impressionne
Le vendredi matin, les participants furent rejoints pas les élèves de l’école Boréale pour une virée au centre d’interprétation de NorthWest River où ils ont pu visiter une exposition sur la fabrication traditionnelle de raquettes et le mode de vie ancestral des peuples autochtones de la région, notamment les communautés Innues et Inuit. Ensuite, les finalistes du concours et leurs accompagnateurs ont eu le droit à une visite de l’école Boréale, inaugurée quelques mois auparavant. Ils ont tous été impressionnés par la qualité des installations et les touches technologiques tels que les planchers chauffants ou les lumières à détecteurs de mouvements.
La visite de la base militaire comme apothéose
Le lendemain matin, le groupe, remis des émotions de la veille (la finale du concours d’art oratoire), s’est dirigé vers la base militaire où il fut reçu par le commandant de l’escadron d’aviation. Cette filiale des forces armées sert surtout aux missions de sauvetage et de recherche de disparus. La visite des installations, de l’hélicoptère ainsi que l’aisance et le charisme du guide, le pilote Jean-Yves Taschereau, ont passionné l’auditoire et particulièrement les adultes qui auraient pu y passer la journée.
Claude Shryburt, l’enseignant accompagnateur de la délégation de l’école des Grands-Vents, a relevé le grand souci des détails dont l’organisation a fait preuve tout au long de l’événement. « Lorsque nous sommes arrivés à l’hôtel, des fruits nous attendaient. Les collations (fruits et muffins) nous ont suivis au cas où nous aurions un petit creux. Il y a eu de nombreux prix de participation qui ravivaient tous les temps morts que peuvent être les trajets d’autobus ou les moments d’attente. »
Finalement, le voyage s’est clos dans le calme par un atelier d’artisanat amérindien, après que la délégation de Labrador City ait quitté le groupe pour prendre l’avion.
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