Des célébrations un peu partout dans la province
Par L'équipe de rédaction | Publié le 13 juin 2011

A La Grand'Terre, quatre jeunes francophones tiennent fièrement le drapeau franco-labradorien
Lundi le 30 mai dernier marquait le 12e anniversaire du décret provincial faisant du 30 mai la Journée de la francophonie. Des célébrations ont été organisées un peu partout dans la province afin de souligner le coup.
Une première édition pour Happy Valley-Goose Bay
La communauté francophone de Happy Valley-Goose Bay a participé à sa toute première célébration de la Journée de la francophonie, une fête longtemps désirée par les membres de la communauté. « Ça fait déjà quelques années qu’on y pense, mais on s’est mis à l’organisation seulement cette année », explique Mme Nancy Boutin, enseignante à l’École Boréale et l’une des organisatrices de l’évènement. « Nous avions besoin de cette fête qui nous permet de montrer que c’est beau la richesse des deux langues et que oui, il y a des francophones à Happy Valley-Goose Bay, que oui, c’est possible de parler en français et de vivre en français ici et que oui, nous sommes fiers de notre langue et de notre culture », exprime-t-elle avec fierté.
Et le résultat s’est avéré plus que satisfaisant. Environ 150 personnes de la communauté francophone, de l’École Boréale et de deux écoles d’immersion se sont réunies à la mairie où avaient lieu la cérémonie et la levée du drapeau.
M. Léo Abbass, maire de la ville, et son personnel avaient aménagé une salle pour les discours et le gâteau.
L’évènement a été marqué par la présence de Peter Penashue, ministre fédéral et député du Labrador, qui en était à sa première fonction officielle.
« Nous sommes très contents de l’activité », se réjouit Mme Boutin. « Les jeunes avaient préalablement reçu des drapeaux et des épinglettes de la francophonie provinciale. Ce qui a fait ma journée, c’est quand j’ai vu les jeunes qui ont commencé à applaudir dès que le drapeau a été levé. J’ai trouvé que c’était une superbe sensibilisation. »
Y aura-t-il une célébration pour la journée de la francophonie l’an prochain? « Certainement, mais le plus grand défi cette fois sera d’y faire participer davantage les adultes », conclut-elle.
Une première aussi pour l’Anse-à-Canards
Le 29 mai au soir, une trentaine de résidents de l’Anse-à-Canards et de Cap Saint-Georges se sont rassemblées au centre Chez les Français pour y célébrer, pour la première fois à l’Anse-à-Canards, la Journée de la francophonie. Après la toute première cuisson dans le four à pain, installé à la fin août 2010, les gens de la communauté se sont rassemblés pour déguster un repas de ragoût, cuisiné avec soin par Mme Debbie Félix, de pain frais et de salade César.
Les membres du conseil d’administration de Chez les Français ont ensuite coupé le gâteau préparé par Mme Susan Duffeney.
Finalement, M. Robert et Bernard Félix ont partagé leurs talents de musiciens avec les gens de la communauté, qui ont dansé au rythme de leurs mélodies.
Robert Félix, l’agent culturel de Chez les Français de l’Anse-à-Canards, se réjouit de la célébration et du four à pain. « Je prévois utiliser le four chaque année, au moins lors de la Journée de la francophonie et de la Fête du Canada. »
On marque le coup à Labrador City
Une soixantaine de personnes, dont les élèves du Centre éducatif l’ENVOL ont participé aux célébrations à Labrador City qui avaient lieu à l’Hôtel de Ville. L’évènement a été marqué par la présence de la mairesse, Mme Janice Barnes. Mme Idelta Cyr, adjointe administrative à l’Association francophone du Labrador, se réjouit de la participation de la mairesse aux activités francophones. « Je dois dire que nous sommes très chanceux ici, notre mairesse est très coopérative et répond toujours à l’appel », dit-elle.
L’activité s’est ensuite poursuivie à l’ENVOL où un goûter santé et un gâteau ont été servis. Les élèves ont également lu des poèmes composés pour l’occasion.
Selon Mme Cyr, la journée provinciale de la francophonie a une vocation importante. « C’est très important, si l’on veut garder notre français, de le célébrer une fois par année. C’est une occasion de montrer notre fierté. »
La communauté francophone de Labrador City essaie de plus en plus de s’afficher et de participer à de nombreux évènements. « Tout ce qui se passe dans le coin, on essaie de mettre notre nez là-dedans, pour s’assurer qu’on sache que les francophones sont là », confie Mme Cyr.
De la danse traditionnelle et une visite au musée à la Grand’Terre
La journée a mal commencé à la Grand’Terre. « On est sorti à 7 h du matin pour allumer le four à pain et il pleuvait beaucoup. À 11 h, nous avons dû annuler les activités à l’extérieur », explique Catherine Fenwick, directrice générale de l’Association régionale de la côte ouest (ARCO). Toutefois, lorsque les activités ont débuté au Centre scolaire et communautaire Sainte-Anne, la température s’est vite fait oubliée. Les élèves de Notre-Dame-du-Cap s’étaient joints à la fête.
La célébration a commencé à midi par un dîner de pizza et de salade César. Puisque la température n’était pas clémente, le drapeau n’a pas été levé, mais plutôt apporté sur l’estrade par deux enfants de la maternelle de chacune des écoles. Les participants ont ensuite dégusté le gâteau préparé par Mme Laura Morazé.
S’en est suivi une danse carrée pour les adultes qui marquait la fin d’une session de cours dans le cadre du projet santé globale. Gloria Lecointre, la formatrice, a offert des certificats de réussite à quatre danseurs. Les danseurs étaient accompagnés par les musiciens Jos Chiasson, Howard Oliver et Gordon Oliver.
Ensuite, six élèves de l’École Notre-Dame-du-Cap ont offert un petit spectacle de danse traditionnelle, cours qu’elles avaient suivis avec Mme Samuelle Gagné.
La journée s’est terminée par une visite au musée Our Sister’s Dream et une visite guidée de l’École Sainte-Anne pour les élèves de l’école Notre-Dame-du-Cap. Les élèves de l’école Sainte-Anne et les familles du centre de ressource familiale ont quant à eux fait le tour du musée le 31 mai et 1er juin.
Selon Catherine Fenwick, la Journée de la francophonie est une célébration très importante pour les communautés de la péninsule de Port-au-Port. « C’est une célébration patrimoniale. On a la chance de célébrer chaque année notre passé, notre langue et notre culture et nous en profitons pleinement », explique-t-elle.
Saint-Jean
L’Édifice de la Confédération était animé d’une foule de visiteurs venus célébrer la Journée provinciale de la francophonie. Parmi eux, des membres de la communauté, des représentants des organismes francophones, des représentants du gouvernement, des élèves et des enseignants de l’École des Grands-Vents et pour la première fois, des élèves de l’école d’immersion Beachy Cove Elementary. Mme Susan Sullivan, ministre responsable des Affaires francophones, la Sénatrice Maria Chaput et monsieur Jules Custodio, président de la Fédération des francophones de Terre-Neuve-et du Labrador s’étaient également joints à la fête.
Une nouveauté cette année, des élèves de l’École des Grands-Vents ont pris la parole tour à tour pour livrer un message inspirant sur leur fierté francophone. La Chorale La Rose des Vents ainsi que la chorale de l’École des Grands-Vents ont interprété les hymnes nationaux.
Le drapeau franco-terre-neuvien-et-labradorien a été hissé au mât de l’Assemblée législative à l’Édifice de la Confédération. « La levée du drapeau est un acte très important pour les communautés francophones canadiennes minoritaires », explique la Sénatrice Chaput. « Nos petites communautés sont souvent dispersées parmi de plus grandes communautés anglophones, il est important d’avoir des symboles ou des structures ressemblantes et unificatrices, que ce soit des bâtisses, des organismes, des objets, des lieux ou un drapeau, il nous rassemble et rappelle au reste de la population que nous existons. »
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