Une finissante prend son ENVOL
Par Cécile Régazzi | Publié le 31 mai 2010

Gisèlle Arsenault
Originaire de Saint-Jean de Terre-Neuve, Gisèlle Arseneault quitte cependant tout bébé la capitale provinciale pour aller vivre sur l’Île-du-Prince-Édouard. Quelques années passent et la voilà de retour à Saint-Jean où elle effectue sa scolarité en anglais, de la maternelle à la 9ème année, puis en français pour sa 10ème année, à l’école des Grands-Vents. Arrivée à Labrador city il y a maintenant 2 ans, elle est actuellement en 12ème année au Centre éducatif l’ENVOL.
Lorsqu’on lui demande ce que l’enseignement en langue française lui a apporté, elle répond que cela lui a permis avant tout de renouer avec sa langue d’origine. Elle apprécie par ailleurs le petit effectif des classes, comparé notamment à ce qu’elle a vécu en milieu anglophone. Cela permet un suivi plus personnalisé et du coup une qualité supérieure d’enseignement. Gisèlle évoque également le sentiment d’appartenir à une grande famille, dans laquelle tout le monde se connait et où il est aisé de faire le lien entre les petits et les grands. Le double avantage aussi d’étudier en milieu minoritaire, c’est que d’une part cela permet d’acquérir des connaissances spécifiques et générales à la province de Terre-Neuve-et-Labrador, et d’autre part, d’avoir également une vision francophone sur cette même province, ce que les anglophones n’ont pas nécessairement.
Quant aux cours en ligne dispensés par le CDLI, suivis pendant 2 ans par Gisèlle, celle-ci est affirmative : elle adore! Bien qu’elle reconnaisse l’avantage d’un suivi plus personnalisé dans le cadre de l’enseignement francophone, il peut y avoir parfois davantage de pression à se retrouver seule en face d’un professeur. Alors qu’avec l’enseignement à distance, cette pression est certainement moins ressentie et atténue par ailleurs l’isolement susceptible d’être vécu en condition de faible effectif. Par exemple, pour le cours d’anglais, Gisèlle partage cet enseignement avec 17 autres élèves répartis, ici et ailleurs, au Labrador et à Terre-Neuve. Pour conclure sur cet enseignement original, la jeune femme estime que c’est une des meilleures manières d’apprentissage. Les outils offerts par le CDLI sont très bien pensés et facilitent grandement l’interactivité. S’il y a un problème, il est toujours possible de rejoindre le professeur par courriel ou par téléphone.
Gisèlle a de très beaux projets pour l’avenir. Pour l’année prochaine, elle souhaite notamment travailler à plein temps pour économiser de l’argent afin de financer ses études. Cependant, elle désire sincèrement rester impliquée en faveur de la francophonie avec Franco-Jeunes de Terre-Neuve-et-Labrador dont elle est d’ailleurs présidente depuis mars 2010. Ayant un grand intérêt pour le corps humain, elle envisage ensuite de suivre une formation de technicienne en radiologie. Pour cela, elle devra intégrer un collège à Saint-Jean où elle s’installera avec son amoureux, Adam Cayouette. Si cette formation était dispensée en français et en anglais, Gisèlle n’hésiterait aucunement pour choisir la première option. Malheureusement, elle n’existe qu’en anglais. Mais comme elle nous le fait justement remarquer, grâce à Adam, également francophone, elle n’est pas prête d’oublier son français! Et si l’année passée c’est elle qui escortait Adam pour sa graduation, le 17 juin 2010, à 18h30, c’est lui-même qui aura l’honneur de guider sa tendre et douce lors de la cérémonie de remise de diplôme de fin d’études...