Les landes calcaires et le Sainfoin de Mackenzie de la péninsule9
Par Catherine Fenwick | Publié le 27 juin 2011

Le kiosque exposant les espéces en péril
Une équipe chargée du rétablissement des espèces en péril sur les landes calcaires de Terre-Neuve-et-Labrador est venue parler aux résidents de Cap Saint-Georges le mardi 14 juin à 19h. Cette première rencontre a été organisée en collaboration avec la Ville de Cap Saint-Georges. L’équipe voulait partager des informations importantes concernant les espèces en péril et les espèces rares qui se trouvent au Parc Boutte du Cap et sur la piste « La route de mon grand-père ».
La province de Terre-Neuve-et-Labrador a une loi qui protège ses espèces, en péril, situées sur des terres privées et publiques. Susan Squires est membre de l’équipe chargée du rétablissement des espèces en péril et écologiste avec la province. Elle est fière d’avoir le « Sainfoin de Mackenzie » ajouté sur la liste de 35 espèces de plantes et d’animaux protégés par son groupe. « Le Boutte du Cap et le sentier entre le Cap et La Grand’Terre sont les seuls deux endroits dans la province où l’on trouve le sainfoin de Mackenzie. Vous avez quelque chose de spécial ici. Vous avez des espèces de plantes rares et vous avez aussi les landes calcaires qui sont à elles seules un habitat unique. »
Les landes calcaires dans la province forment un écosystème si particulier que des botanistes viennent de partout pour les voir. Il y a du potentiel pour développer une clientèle touristique intéressée par cette beauté naturelle et par ces plantes indigènes. Survient alors un dilemme : comment protéger cet habitat sauvage, où se trouve la majorité des plantes rares, de la province?
Dulcie House est la coordonnatrice du Programme d’intendance de l’habitat des landes calcaires de la péninsule du Nord. Grâce à ces efforts et à ce programme, plusieurs résidents de la péninsule du Nord connaissent bien les plantes indigènes de la région. Ils savent, non seulement, comment protéger les plantes, mais ils connaissent également l’habitat unique des landes calcaires. « Quand Dulcie fait une campagne éducative dans la communauté, ça nous aide énormément. Cela permet de sensibiliser les gens de la communauté à l’importance des mécanismes de sauvegarde et de rétablissement des plantes rares », explique Susan Squires.
Mais que peut-on faire, en tant qu’habitant de la péninsule de Port-au-Port, pour protéger les landes calcaires et les plantes en péril?
Pour commencer, il est important de rester sur les pistes désignées lorsque vous conduisez des véhicules tout-terrain au Boutte du Cap. Ne conduisez jamais de bicyclettes, ni de quatre roues sur les landes calcaires. Ne laissez pas de déchets dans la nature et évitez à tout prix de marcher sur les plantes. Surtout, Il ne faut jamais essayer de sortir une plante rare de son habitat naturel. Elle ne survivra pas.
Pour finir, la prochaine fois que vous verrez une affiche qui parle de la beauté des landes calcaires et des plantes rares, arrêtez-vous, lisez-le et apprenez. Vous contribuerez ainsi à la protection de la diversité des plantes indigènes de la péninsule ainsi que de son patrimoine naturel.
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