Deux diplômées de l'École Sainte-Anne de retour comme stagiaires enseignantes
Par Catherine Fenwick | Publié le 12 février 2010

Jilian Benoît dans le laboratoire de sciences à l'école Sainte-Anne
Christy Barter et Jillian Benoit se retrouvent dans leur ancienne école secondaire, l’école Sainte-Anne, pour effectuer des stages en enseignement. Elles suivent le programme consécutif d’éducation de Fast Track au Sir Wilfred Grenfell College de Corner Brook. Amis du Conseil scolaire francophone provincial, préparez-vous ! Car si tout va bien, vous aurez au moins deux autres candidates pour les postes d’enseignements en septembre.
Christy Barter
Christy Barter a fini l’école secondaire en 1997. Sa classe de 12ème année fut la première à obtenir un diplôme dans l’école Sainte-Anne. Christy a ensuite complété un programme de deux ans en développement communautaire au College of the North Atlantic (CONA). Elle et son mari, Tyson, ont commencé une famille dans leur vingtaine et Christy a travaillé très fort à l’école, à la maison et au travail. En 12ème année, elle donnait un coup de main au Comité de Parents à l’école du samedi. Pendant les douze dernières années, elle a travaillé pour presque tous les organismes francophones de la région. Elle fut une employée du RDÉE, de l’Héritage de l’Île Rouge, de Franco-Jeunes, du Comité de Parents, du Gaboteur et de 2003 à 2009, elle a également travaillé avec l’ARCO.
Selon Christy, son éducation en français lui a permis de vivre et de travailler dans sa communauté. « Je n’ai pas eu trop de misère à trouver un emploi dans ma communauté car je parle français. J’ai des amis qui ont gradué du système scolaire anglophone mais qui ont dû sortir de la province pour trouver un emploi. Les francophones, eux, sont plus chanceux et peuvent trouver un travail dans la province.»
Avant qu’elle n’ait complété ses deux ans au CONA, Christy s’est rendu compte qu’elle adorait travailler avec les jeunes et qu’elle voulait devenir enseignante. Elle s’est inscrite aux cours à distance à l’Université Memorial de Saint-Jean. Pendant cette période, elle avait toujours son travail à temps plein et donna naissance à trois enfants. Dix ans plus tard, elle a réussi à compléter les 25 cours à distance de l’Université Memorial pour intégrer le programme consécutif en éducation à Corner Brook nommé le Fast Track. C’est le Sir Wilfred Grenfell College qui a introduit ce programme en mai 2005. C’est un programme très intensif qui commence au mois de mai et prend fin 16 mois plus tard. Il prépare les élèves à devenir des enseignants de niveaux primaire et élémentaire. Christy a beaucoup apprécié cette méthode d’apprentissage. « J’ai trouvé ce programme plus facile que mes cours à distance. C’est génial d’avoir un professeur qui explique la matière en classe et qui peut répondre directement aux questions. Les enseignants ont beaucoup d’expérience et ils nous fournissent des méthodes d’enseignements pertinentes. »
Aujourd’hui, Christy effectue un stage de 13 semaines dans la classe de 5ème et 6ème année, sous la supervision de l’enseignant Rosaire Coté. Elle aura fini son stage au début du mois d’avril et son baccalauréat en éducation à la mi-août. Après tout ce travail, Christy sera prête à commencer sa carrière d’enseignement dès le mois de septembre.
Jillian Benoit
Jillian effectue présentement un stage avec Mme Martina Cornect dans la classe des 3ème et 4ème années. Après avoir fini l’école secondaire à Sainte-Anne, elle a complété deux ans à l’Université de Moncton. Malheureusement, Jillian a trouvé le Nouveau-Brunswick trop loin de sa famille, de ses amis et de sa communauté. « La ville de Moncton est très jolie et l’université est super, mais ma famille et ma communauté me manquaient. J’étais misérable. Si ma mère ou mon père ne me téléphonait pas à chaque nuit, je braillais ! »
Jillian a transféré ses crédits au Sir Wilfred Grenfell College et en septembre 2007 elle s’est rendue à Corner Brook. En mai 2009, elle a elle aussi a commencé le programme Fast Track. « J’adore ce programme ! On y apprend des choses importantes comme de faire des plans de leçons que l’on présente en classe. Il y a aussi beaucoup de travail à faire. C’est un programme intensif avec beaucoup de projets et de présentations. »
Selon Jillian, le nombre d’élèves acceptés dans ce programme est limité. « C’est très compétitif. Christy et moi, nous avons soumis nos demandes en décembre et nous avons commencé seulement au mois de mai. Dans mon groupe, il y a une femme qui a dû faire la demande quatre fois avant de pouvoir intégrer le programme. Je pense qu’on a eu plus de chances avec Christy car nous parlons français et qu’il y a une grande demande pour des enseignants francophones dans notre province. »
Si tout se déroule bien pendant son stage, Jillian aura six autres cours à compléter pendant le printemps. L’été prochain, elle aussi sera prête à enseigner pour la rentrée. « J’étais une élève à l’École Sainte-Anne qui n’avait pas de stabilité avec les enseignants de l’extérieur car la plupart d’entre eux restaient quelques mois avant de partir. Moi, je suis ici à long terme et j’aimerais contribuer à la vie de ma communauté et à celle de mon école. »
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