De la fumée sans feu à l'école Notre-Dame-du-Cap
Par Alexis Hudon | Publié le 11 février 2010

Le gym de Notre-Dame-du-Cap. Photo : gracieuseté CSFP
Le mercredi 20 janvier à l’école Notre-Dame-du-Cap était une journée plutôt banale. Aucun événement particulier n’était prévu. Pourtant, en début d’après-midi, la classe des 7ème et 8ème années détecta une odeur de fumée. Soupçonnant d’abord ses propres expériences, puisque le groupe étudiait les sciences à ce moment précis, l’enseignant M. David Ayott inspecta son montage, sans rien y trouver de défectueux.
Des élèves qui se dirigeaient vers le gymnase ont découvert que le plafond y était recouvert d’un voile de fumée. Ils avertirent le directeur qui tenta de trouver l’origine du problème, sans succès.
Bien qu’aucune flamme ne soit visible, l’alarme dû être déclenchée par mesure de sécurité. M. Mark Cormier a pris le soin d’avertir les enseignants qu’il ne s’agissait pas d’un exercice, mais d’une véritable alerte.
Tous les élèves sortirent rapidement, sans trop d’inquiétude. Ce n’est que dehors qu’ils apprirent la nouvelle : il y avait de la fumée dont on ne connaissait pas l’origine. Alors, la foule étudiante fut traversée de diverses émotions, allant du désarroi et de la peur à la joie de ne pas avoir d’école. Naturellement, toutes sortes de rumeurs commencèrent à circuler, des plus crédibles comme un problème dans les circuits électriques qui aurait aussi expliqué le manque de chauffage des derniers jours, aux plus farfelues. Un enseignant avouait soupçonner très fortement les enseignants suppléants sans-abri qui vivent dans le grenier de l’école d’avoir voulu se réchauffer en allumant un feu de camp qui aurait prit des proportions énormes, dévorant les manuels et les anciens travaux d’élèves qui y sont entreposés.
Toujours est-il que les pompiers sont rapidement arrivés sur les lieux, la caserne étant voisine de l’école. Ils ont fait une inspection minutieuse, après avoir coupé l’électricité, sans trouver aucune flamme.
C’est une chauffrette du gymnase qui fut trouvée coupable de tout ce dérangement. Le ventilateur ne fonctionnait plus et elle a surchauffé.
L’autobus est venu chercher les élèves et l’école fut fermée le lendemain matin pour permettre à l’ingénieur du Conseil scolaire de venir analyser la situation. Le gymnase a été mis hors d’usage pour une semaine, le temps de purifier l’air et de poser une nouvelle chauffrette. Après quoi, tout est rentré dans l’ordre.