Michelle Barbour, une francophile au cour francophone : « Je suis une vraie passionnée de l'enseignement du français. »
Par | Publié le 11 février 2012

Michelle Barbour, étudiante à l'université Mémorial et passionnée de la langue française (Ph : Alici
Michelle Barbour, étudiante à l'université Mémorial et passionnée de la langue française, organise du 9 au 13 avril prochains un camp à l'intention des étudiants anglophones, et visant à les encourager à persévérer dans leur étude du français. Ainsi étend-elle son savoir-faire pédagogique pour faire découvrir et partager la langue et la culture francophones par le biais d'activités thématiques. Nous nous sommes entretenus par téléphone avec elle pour faire connaissance et en savoir plus sur l'organisation de son projet de camp d'immersion.
Le Gaboteur : Bonjour. Avant de parler du camp que vous organisez au printemps prochain, pouvez-vous vous présenter personnellement à nos lecteurs ?
Michelle Barbour : Je m'appelle Michelle Barbour et je suis née à Saint-Jean, dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Je viens de compléter, en mai dernier, mon majeur en Français à l'université Mémorial, et j'aurai complété mon diplôme en éducation en août 2012. En 2008, j'ai monté mon entreprise Tutoring for Young Minds, dans le but d'aider les étudiants anglophones qui étudient la langue française. Mon intention est d'encourager les étudiants anglophones à persévérer dans leurs études en français. J'ai suivi tardivement un programme d'immersion, et j'ai constaté que cela m'a ouvert de nombreuses portes.
Le Gaboteur : Quel est votre rapport avec la communauté francophone de la capitale provinciale ? Et plus généralement avec la notion de francophonie ?
Michelle Barbour : Bien que je ne sois pas francophone, je suis une vraie passionnée de l'enseignement du français. Je suis actuellement bénévole à Canadian Parents for French, une organisation qui vise à promouvoir le français comme langue seconde.
Le Gaboteur : Votre curriculum indique que vous avez commencé à accompagner, par des cours en français, des personnes en demande. D'où vous vient ce besoin d'aider les autres ?
Michelle Barbour : Mes parents exercent tous les deux la profession d'enseignants, donc je pense que mon profond désir d'enseigner vient de là. Mon père enseigne le français à l'université Mémorial et il m'a beaucoup aidée dans mes études en français.
Le Gaboteur : Parlons de votre projet de camp d'immersion en français. Pouvez-vous nous dire en quoi il consiste ?
Michelle Barbour : En avril, Tutoring for Young Minds va organiser son premier camp pendant les vacances de Pâques. Comme je l'ai mentionné, le but de mon projet est d'amener les étudiants terre-neuviens à comprendre que le français est beaucoup plus qu'une langue qu'on apprend à l'école. Elle fait partie d'une belle culture, et on peut beaucoup s'amuser en l'apprenant ! J'aimerais aussi que des liens s'établissent entre les étudiants francophones et les étudiants anglophones.
Le Gaboteur : Comment vont s'organiser les différents ateliers ?
Michelle Barbour : Le camp aura lieu pendant les vacances de Pâques, du 9-13 avril, et à chaque jour il y aura un thème différent - soit, successivement, du lundi au vendredi : « la jungle », « l'art et la musique », « soyons actifs », « le théâtre » et, pour finir « la culture ». Plusieurs animateurs et animatrices seront là pour me seconder, et je vais par ailleurs embaucher des étudiants universitaires pour m'aider à mener à bien tous ces projets.
Le Gaboteur : Vous prévoyez d'organiser un autre camp pour l'été prochain. Le programme sera-t-il différent ? Touchera-t-il le même public ?
Michelle Barbour : J'ai en effet l'intention d'organiser un autre camp pour le mois de juillet. Le but sera exactement le même, c'est-à-dire encourager les étudiants anglophones à continuer leurs études en français. Par contre, les thèmes seront différents.
Le Gaboteur : Mis à part l'organisation de camps d'immersion en français, avez-vous d'autres projets pour développer votre « savoir francophone » ?
Michelle Barbour : Je suis en train de développer un nouveau projet que j'espère lancer en septembre 2012, mais je n'ai pas encore tous les détails. Je serais très contente de vous en parler quand le projet sera plus avancé (rire)
Le Gaboteur : Pour finir, aimeriez-vous transmettre un message à nos lecteurs francophones et francophiles ?
Michelle Barbour : J'aimerais encourager les parents francophones à envisager d'inscrire leurs enfants à ce camp. Je serais très heureuse d'y voir les étudiants francophones. Tout le monde, bien sûr, sera bienvenu !