GPS, les sciences et les filles ou comment intéresser les filles aux sciences et aux métiers non-traditionnels
Par Karine Gaudreau | Publié le 15 mars 2010

Les participantes venaient de toutes la province - Photo : G. Létourneau
Du 4 au 7 mars dernier, des étudiantes de la Côte-Ouest, du Labrador et de Saint-Jean ont participé à un atelier de formation intitulé « GPS, les filles et les sciences ». Subventionnée par le ministère de l’innovation, du Commerce et du Développement rural, la formation avait pour but d’intéresser les femmes aux sciences et aux métiers non-traditionnels.
À travers différents ateliers variés : du secourisme en forêt, la connaissance de soi et le leadership, le système de localisation personnelle S.P.O.T, les métiers de l’industrie pétrolière, l’utilisation d’un GPS, la visite de la faculté d’ingénierie de l’Université Memorial, celle du département de C-Core (équipe radar et vision qui s’occupe de l’observation de la terre par images satellite pour la surveillance environnementale)... les jeunes femmes ont pu en apprendre beaucoup sur les avantages et les intérêts que suscitent les sciences et le choix d’un métier non-traditionnel.
En plus de tous ces ateliers, les étudiantes ont également eu la chance de rencontrer plusieurs professionnelles Terre-Neuviennes.
Les jeunes femmes ont également fait de l’escalade intérieur et plusieurs autres activités de loisirs avant de s’affronter pour la compétition finale, qui consistait au sauvetage d’une personne blessée et perdue en forêt.
En récompense de leurs efforts, de leur ouverture d’esprit et de leur participation, les jeunes femmes ont reçu des roses lors d’un 5 à 7 le vendredi soir. De plus, l’atelier de formation se terminait le dimanche midi par le dîner officiel de la Journée internationale de la Femme au Holiday Inn, avec des femmes d’action engagées dans la province.
Mais d’où vient l’idée d’un tel projet ?
« Il y a quelques temps, j’ai reçu une offre du ministère de l’Innovation, du Commerce et du Développement rural afin de créer des projets innovateurs », raconte M. Yvan Poulin, coordonnateur des communications et de la promotion au Conseil scolaire francophone provincial. « Il y a longtemps que je sais et que je m’intéresse au fait qu’il existe un déficit réel du nombre de femmes dans les domaines de la science et des professions non-traditionnelles. Gaston Létourneau (aide-élève à l’École des Grands-Vents) et moi avions déjà pensé créer une activité de course à relais dans laquelle on se servirait de GPS, question de susciter l’intérêt des jeunes pour l’utilisation de cette technologie. Nous avons tout simplement adapté la première idée d’activité afin de créer l’atelier GPS, les filles et les sciences », explique-t-il.
« Il faut dire que c’est vraiment Gaston et Paula Simon, enseignante à l’École des Grands-Vents qui ont coordonné le tout. Paula, c’est elle qui a vraiment orienté le projet vers les femmes à partir de notre idée. C’est elle qui a pensé à réaliser l’activité en marge de la Journée de la femme. Nous lui avons donné des idées et elle en a fait un évènement d’envergure », conclut M. Poulin.