Capsule historique - Les Mi'kmaq de Conne River
Par Joëlle Perron-Oddo | Publié le 20 septembre 2010

Construction d'un canot sur un site Mi'kmaq - Photo : Alexander Henderson
En 1984, les Mi’kmaq de Conne River (Miawpukek), village situé sur la côte sud de Terre-Neuve, obtiennent le statut d’Indiens par le gouvernement fédéral. Retour sur les origines et l’évolution de ce peuple autochtone
Les Mi’kmaq vivant sur le territoire terre-neuvien sont des descendants de chasseurs-cueilleurs algonquins dont le territoire comprenait jadis les provinces maritimes, soit la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, une partie du Nouveau-Brunswick, ainsi que la péninsule gaspésienne. Dès le XVIème siècle, la littérature évoque la présence des Mi’kmaq sur l’île de Terre-Neuve. Ils firent partie intégrante de la traite des fourrures contre des produits européens.
Les Mi’kmaq avait d’ailleurs su implanter un réseau de traite organisé qui s’étendait du détroit de Belle-Isle, entre Terre-Neuve et le Labrador, jusqu’à la côte du Massachusetts.
Lors des conflits coloniaux, le peuple Mi’kmaq s’est toujours rangé du côté des Français, ce qui engendra la méfiance des Anglais à leur égard.
Au XIXème siècle, les Mi’kmaq de Terre-Neuve ont souvent servi de guides aux explorateurs européens. Leur vie a été chamboulée par la construction du chemin de fer de Terre-Neuve qui a permis à une pléiades de chasseurs d’accéder aux troupeaux de caribous vivant au centre de l’île. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la communauté autochtone de Conne River ne comptait plus aucun trappeur à temps plein.
En 1973, La Federation of Newfoundland Indians fut créée pour revendiquer la reconnaissance des Mi’kmaq de Terre-Neuve par les instances fédérales, ce qui arriva finalement en 1984.
Aujourd’hui, les Mi’kmaq de Conne River constitue un modèle d’entreprenariat. Ils ont mis en place un programme d’aquaculture prospère, des chalets de chasse et de pêche et une exploitation forestière.
Source : Newfoundland and Labrador heritage