Terre-Neuve-et-Labrador - Peu de compressions budgétaires.
Par Véronique Dumais | Publié le 27 mai 2012

Tom Marshall, ministre des Finances de Terre-Neuve-et-Labrador
Tom Marshall, ministre des Finances de Terre-Neuve-et-Labrador, a déposé à la fin avril un budget où figurent peu de compressions.
Le ministre affirme que son gouvernement a pris la décision de ne pas opérer toutes les compressions budgétaires en même temps. Dans la fonction publique, avec les compressions imposées aux programmes gouvernementaux, 45 emplois temporaires seront supprimés, et des économies à hauteur de 38,8 millions de dollars seront réalisées.
- Le déficit frôlera les 258 millions de dollars -
Courant 2012, la première ministre Kathy Dunderdale suggérait des compressions de 200 millions de dollars et la suppression de 800 emplois contractuels. Plutôt que de souscrire à ces propositions, le gouvernement a choisi d'augmenter ses dépenses d'environ 1,7 %, soit de 140 millions de dollars. Pour l'année en cours, le déficit frôlera les 258 millions de dollars pour un budget de 7,5 milliards de dollars.
Le déficit résultera en partie de la fin des paiements, en lien avec l'accord Atlantique, et de la réduction du rythme de l'extraction pétrolière. D'importants travaux d'entretien sont prévus pour les installations de forage de White Rose et Terra Nova, ce qui réduira les activités d'extraction.
- 40 % du budget alloué aux services de santé-
Ayant accumulé des surplus budgétaires depuis six ans sur les huit dernières années, Tom Marshall défend les projets de dépenses de son gouvernement, qui consacrera plus de 40 % de son budget aux services de santé.
Afin de limiter l'augmentation des dépenses au taux d'inflation, et de ramener la dette à la moyenne canadienne, le gouvernement entreprendra une révision de ses programmes et de ses services pour les 10 prochaines années.
La dette provinciale, qui s'élève à 7,8 milliards de dollars, pourrait atteindre 8,5 milliards en 2013. Un déficit de 344 millions de dollars est prévu pour 2013-2014. Cependant, les redevances pétrolières plus avantageuses pourraient générer un surplus budgétaire l'année suivante.