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Quelle signalisation touristique pour les municipalités de la Baie Saint-Georges ?

Par Catherine Fenwick | Publié le 31 mai 2010

Kevin O'Brien, Peter Fenwick et Tony Cornect en visite au Centre communautaire Sainte-Anne
Kevin O'Brien, Peter Fenwick et Tony Cornect en visite au Centre communautaire Sainte-Anne

Kevin O’Brien, le ministre des Services gouvernementaux, est venu visiter les régions de Stephenville et la péninsule de Port-au-Port le 14 mai dernier. Cette visite fut organisée par le député provincial de Port-au-Port, M. Tony Cornect, pour faire part des inquiétudes des entrepreneurs et des communautés de la région face à la suppression des panneaux de signalisation publicitaires sur la péninsule l’an dernier.


Le matin, le ministre, le député provincial et le maire de Cap Saint-Georges, ont visité les attractions touristiques de la région. Ces attractions ne sont pas faciles à trouver sans enseignes. Les « Chutes cachées » de Charles Sheaves sont vraiment cachées et le parc « Boutte du Cap » n’a pas de signalisation pour expliquer au visiteur de tourner à gauche sur le chemin d’accès. Ces deux attractions sont maintenant parmi les plus difficiles à trouver.   

Selon Peter Fenwick, propriétaire d’un gîte et maire de Cap Saint-Georges, l’incertitude demeure sur le sujet, car le nouveau système de signalisation de la province n’est pas encore en place. Sa question au ministre était la suivante : « Je possède un espace sur l’autoroute transcanadienne, approuvé par le gouvernement, pour promouvoir mon entreprise. Si j’installe un panneau demain, combien de temps est-ce qu’il sera en place ? » Le ministre ne pouvait pas répondre à cette question.

Il est à noter que le Ministère des Transports et des Travaux publics de Terre-Neuve-et-Labrador refuse l’installation d’une enseigne privée sur la péninsule de Port-au-Port. Selon le ministère, la péninsule est composée de communautés juxtaposées et l’installation d’une enseigne privée dans une communauté est interdite.

La province comme contracteur

Une solution s’offre aux entrepreneurs : acheter une enseigne directement à la province, qui gère et approuve les espaces publicitaires sur la voie publique. Cependant, ces « fingerboards » présentent quelques défis.
1. Chaque entreprise touristique peut acheter un maximum de quatre enseignes.

2. La limite est d’une enseigne par autoroute. Pour les entreprises du Cap, cela veut dire qu’il faut choisir entre virer à gauche à Port-au-Port Ouest ou virer à gauche à Piccadilly pour se rendre à Cap Saint-Georges.

3. Les enseignes doivent être placée au moins un kilomètre avant l’intersection.

4. Une somme de 125 $ par enseigne plus les taxes chaque année multiplié par quatre enseignes ? Cela coûte cher.

Le député-maire de Stephenville, Mike Tobin, a lui aussi des préoccupations face à cette nouvelle stratégie. La sortie d’autoroute vers Stephenville est évidente grâce aux enseignes « illégales » placées le long de la route. Si le gouvernement enlève cette signalisation, la ville aura plus de mal à attirer des touristes. De plus, plusieurs résidents de la région auront des problèmes à trouver la sortie sans ces enseignes.

Le ministre a promis de prendre ces interrogations aux sérieux et de les partager avec ses collègues de Saint-Jean. M. Fenwick a remercié le ministre Kevin O’Brien et le député provincial Tony Cornect d’avoir pris le temps de venir écouter les problèmes de signalisation et d’avoir visité la région. « Je suis satisfait par la rencontre. On verra s’il y a des résultats positifs de la part du ministre, mais au moins il est venu nous écouter. »

 

Commentaires des internautes :

De Marc Le Pihiff : Entre la profusion de signalisation comme on peut le voir dans certaines régions d'Europe, et rien du tout, ou pas grand chose, il y a probablement un juste milieu, acceptable par tous. Je ne connais pas les raisons de ces restrictions drastiques, mais rien n'est plus agaçant, pour un touriste de ne pas trouver le site convoité, et pour un fournisseur de services, d'attendre en vain des clients égarés dans la nature.


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