Le RDÉE TNL redonne la place aux jeunes
Par Sylvain Luneau | Publié le 20 septembre 2010

Cyr couturier et Christophe Caron en duplex avec la Côte-Ouest
À quelques semaines de la deuxième édition de Place aux jeunes de Terre-Neuve-et-Labrador (PAJTNL), l’équipe du Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE TNL) tenait à présenter le concept.
« C’est presque une tradition dans nos communautés: les jeunes quittent la province après l’école », ironisait Robert Cormier, président de l’Association régionale de la Côte-Ouest. « La faute au manque d’institution postsecondaires », surenchérissait le directeur du RDÉE TNL, Christophe Caron. « Nos jeunes sont obligés de s’exiler s’ils veulent continuer d’étudier en français. Notre rôle est de les faire revenir après leurs études, pour les faire participer à la vie économique provinciale. »
Pour cela, le RDÉE TNL a mis en place une nouvelle initiative baptisée « Place aux jeunes de Terre-Neuve-et-Labrador », inspiré de son homologue québécois.
Le principe? Une mise en relation entre les employeurs et les jeunes pour contrer l’exode vers les centres urbains et faciliter l’intégration professionnelle en région. Tout le monde est gagnant: les entreprises qui trouvent de la main d’œuvre et les jeunes qui prennent conscience des opportunités d’emploi dans leur région d’origine.
Du cas par cas
PAJTNL en est à sa deuxième année d’existence. Le 29 et 30 octobre 2010, onze jeunes de 18 à 35 ans vont participer aux rencontres, voyages exploratoires et autres ateliers de formation sur la Côte-Ouest. Tous ont grandi dans la péninsule de Port-au-Port. Le but est de les faire rester ou revenir dans la région de leur cœur.
Pour cela, le RDÉE TNL contacte les entreprises intéressées afin d’instaurer une relation privilégiée entre les jeunes et les employeurs. Mécanique, électronique, médical, il n’y a pas de domaine de prédilection. C’est du cas par cas. « Nous contactons les entreprises en fonction du profil du jeune », précise Christophe Caron. « Nous restons donc à l’affût, sans écarter de piste », ajoute Cyr Couturier, président du RDÉE TNL, en mentionnant en guise d’exemple la prochaine ouverture à Stephenville d’une écloserie susceptible de recruter des jeunes francophones.
Une réalité provinciale
C’est dans la péninsule de Port-au-Port que le projet s’est implanté, mais le RDÉE TNL pense déjà exporter le concept à l’échelle de la province. « Il y a d’autres régions qui souffrent de l’exode des jeunes », se justifie le directeur. « C’est le cas de l’Ouest du Labrador, mais aussi de la capitale Saint-Jean. »
À Tony Cornect, député provincial, de conclure: « l’exode des jeunes est une menace sur la pérennité de nos communautés francophones. La relève est primordiale, il nous faut garder et récupérer nos jeunes. »