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Élections scolaires : les candidats se présentent

 

Le 22 novembre, la population de Terre-Neuve-et-Labrador élira ses conseillers scolaires. Douze personnes sont candidates aux neuf sièges du Conseil scolaire francophone provincial de Terre-Neuve-et-Labrador (CSFP). Pour le Newfoundland and Labrador English School District (NLESD), 50 candidat.e.s se disputent 17 sièges.

Pour le Labrador et pour la zone Est (Saint-Jean), le nombre de candidats correspond au nombre de sièges disponibles. Les candidats sont donc automatiquement élus par acclamation. Il s’agit de Brian Lee et Denis Michaud au Labrador, et de Charly Mini et Martin Richard à Saint-Jean.

Des élections se tiendront pour la zone Centre/Ouest de Terre-Neuve, où quatre candidat.e.s convoitent deux sièges. Il s’agit de Edna Hall, Jenna Skinner, Crystal Benoit et Dillon Ashton Jesso.

Enfin, les trois sièges « sans affectation géographique » feront aussi l’objet d’une élection. Les candidats sont : Claudette Chubbs, Steevens Proulx, Carole Maillet Gillingham et Andree Thoms.

Pour faire connaissance avec leurs électeurs, les candidats ont accepté de répondre à trois questions :

– Pourquoi vous présentez-vous à cette élection ?

– Pourquoi êtes-vous la bonne personne pour siéger au CSFP ?

– Quels sont vos objectifs pour l’éducation en français ?

Leurs réponses sont à découvrir dans ces deux pages !

Les élections se tiendront le mardi 22 novembre. Les informations pratiques concernant ces élections, notamment l’emplacement et les heures d’ouverture des bureaux de vote, seront publiées sous peu sur le site www.schoolboardelectionsnl.ca/fr.

Zone 1: Labrador – Élus par acclamation

Brian Lee
37 ans, directeur du service pour une entreprise d’équipements lourds

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Photo: Jacinthe Tremblay

Je me suis présenté à l’élection scolaire provinciale car je suis présentement le vice-président du CA du CSFP et je désire continuer dans ce CA. Il reste encore bien des défis à surmonter au niveau du CSFP.

Je crois que je suis un bon candidat pour ce poste car j’ai une bonne compréhension des dossiers en cours et également car je vis dans la francophonie de cette province depuis ma naissance.  L’historique de l’éducation en français de cette province m’est familier.   

Présentement, je perçois plusieurs dossiers importants pour le CSFP.  Le premier est la deuxième école dans la région de Saint-Jean. Ensuite et à plus long terme, la rétention des élèves jusqu’au diplôme secondaire serait un énorme dossier qui mérite notre attention.

Finalement, j’aimerais œuvrer vers une ambiance harmonieuse avec tous les autres organismes francophones de la province afin qu’on puisse tous travailler ensemble vers des buts communs. 

Denis Michaud
32 ans, mécanicien d’équipements lourds


Photo : Jacinthe Tremblay

 Je souhaite représenter la région du Labrador dans le CSFP mais aussi parler au nom des autres régions.  Il est important de protéger les acquis du système éducatif francophone et de l’outiller pour l’avenir.  Je veux participer à l’amélioration du système d’éducation francophone (programmes et infrastructures) pour ma fille et tous les enfants de sa génération et de celles à venir.  

Siégeant au Conseil d’école et impliqué dans la communauté francophone, je connais les enjeux particuliers à nos régions. Mes valeurs sont que tous les enfants soient fiers de leur identité culturelle et croient à leur réussite scolaire en français, de la maternelle à la douzième année, et qu’ils misent sur leurs connaissances pratiques et culturelles pour s’épanouir en fiers francophones.  

Mes objectifs sont simples : écouter nos gens et nos communautés sur les besoins de notre système d’éducation en français.  Étudier toutes les possibilités et les recommander au Ministre de l’éducation pour que les enfants d’aujourd’hui et ceux à venir obtiennent tous les services auxquels ils ont droit dans leur cheminement scolaire en français dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador.  

Zone 2 : Central et Ouest – En élection!

Edna Hall
59 ans, agente de développement communautaire


Photo : Edna Hall

Je travaille comme agente de développement communautaire pour la communauté de Cap-Saint-Georges. Je suis maman de 4 enfants et grand-maman de 3 petits-enfants. La plupart de mes enfants ont fréquenté les écoles Notre-Dame du Cap et Sainte-Anne. Je suis fière de dire aujourd’hui que mes petits-enfants fréquentent l’École Sainte-Anne.  

Que ce soit au sein d’écoles, d’organismes communautaires, de comités de parents ou de conseils d’école, je demeure une bénévole active qui adore prendre soin de son monde, rendre service et défendre des causes justes telles que le droit d’accéder à une éducation de qualité.

Comme parent et membre active de la communauté, je me présente comme candidate au Conseil scolaire francophone provincial car je comprends bien les défis et opportunités dans ma communauté et je veux contribuer au développement d’un système d’éducation en français de plus haute qualité.  Le 22 novembre prochain, faites-moi confiance, votez Edna !

Jenna Skinner
30 ans, employée de l’organisme l’Héritage de l’Île Rouge


Photo : Jenna Skinner

Je suis maman de deux jeunes enfants qui fréquentent l’École Sainte-Anne, en deuxième année et quatrième année. En tant que parent vivant dans une communauté francophone en contexte minoritaire, je considère d’une très grande importance d’assurer à mes enfants et à tous ceux de la communauté l’accès à une éducation de qualité dans des écoles accueillantes, sécuritaires et innovantes. Des écoles performantes où l’apprentissage constitue la priorité. Quand nos écoles atteignent ces résultats, les élèves les atteignent également.

Beaucoup de nos écoles ont grandement besoin que les infrastructures soient revues et nos classes mieux équipées afin que les élèves soient capables d’affronter le monde le jour où ils gradueront. Chaque élève doit pouvoir choisir un parcours qui réponde à ses aspirations, que celles-ci se réalisent dans un programme professionnel, technique, collégial ou universitaire.

Pour tout cela, je m’engage à être une conseillère active, dévouée et assidue au sein du conseil scolaire. Je crois en notre volonté de parent à soulever des montagnes pour assurer à chaque élève, dans chaque école de langue française, une éducation de première qualité.

Crystal Benoit
33 ans, ambulancière


Photo : Courtoisie de Crystal Benoit

Je suis fière d’avoir la langue française dans nos écoles et dans nos communautés et j’aimerais faire en sorte que nos écoles sur la Côte ouest soient bien représentées.

Je suis membre du conseil d’administration du CSFP depuis 2014, je suis professionnelle, fiable, fidèle et je suis aussi la présidente du Conseil d’école à Notre-Dame-du-Cap.  Je suis donc une bénévole active dans mon école.

J’aimerais que la langue française vive fortement dans nos communautés et que chaque enfant qui fréquente nos écoles ait toutes les ressources nécessaires pour finir ses études en français.

Dillon Ashton Jesso
Étudiant


Photo : Dillon Ashton Jesso

Comme ancien élève de l’École Notre-Dame-du-Cap et diplômé de l’École Sainte-Anne, c’est un honneur d’être candidat aux élections scolaires provinciales francophones. Je viens juste de compléter mon baccalauréat spécialisé en travail social avec l’Université Laurentienne et je suis très motivé de faire ma maîtrise dans les prochaines années.

Ma présence à cette élection est alimentée par mon désir de contribuer à une équipe qui travaille fort à l’amélioration et au perfectionnement de notre système d’éducation en français. Comme ancien élève des écoles francophones de la Côte Ouest, je connais bien les forces et les faiblesses de notre système d’éducation. Je suis fier de mon héritage francophone et je veux prendre un rôle actif dans la gouvernance du Conseil scolaire francophone provincial.

Essentiellement, je tiens la francophonie à t’chœur. Je suis un bénévole actif dans ma communauté et je veux contribuer à son développement communautaire et scolaire. Je crois sincèrement que j’ai beaucoup à contribuer à cause de mes racines francophones et de ma passion pour la langue et la culture.

J’espère renforcer les liens entre les communautés francophones et les écoles. J’espère trouver des moyens d’inciter davantage la fierté franco-terre-neuvienne dans nos écoles. J’aimerais voir un système éducatif qui se concentre autant sur notre culture que sur notre langue. Je veux contribuer à la création d’un système d’éducation en français reconnu par son excellence.

Zone 3  Est – 2 élus par acclamation

Charly Mini
45 ans, arboriculteur


Photo : Jacinthe Tremblay

Je travaille à la Ville de Saint-Jean comme arboriculteur, j’ai aussi un diplôme en marketing et business. Je suis impliqué dans notre communauté tant au niveau de l’école, des parents, du CSFP et de l’Association communautaire depuis environ 9 ans, quand nous avons déménagé ici. Ma conjointe est d’ici et ma fille Juliette va à l’école en 6e année.

Ma vision pour le futur est l’amélioration de l’éducation de nos enfants : leur donner les outils nécessaires au niveau de la technologie, des espaces sportifs et des bâtiments adéquats, développer une politique de rétention des élèves du secondaire, multiplier les opportunités sportives et autres activités parascolaires, et créer de nouvelles écoles, car nous avons des régions dans notre province qui auraient assez de francophones pour avoir le droit à l’éducation en français.

Ayant été conseiller avec le CA du CSFP pendant un peu plus d’un an, j’ai une bonne idée de la situation actuelle. Nous devons continuer notre bataille avec le gouvernement pour une éducation d’excellence en français.

Martin Richard
36 ans, ingénieur de recherche (C-CORE) et professeur associé au département de génie civil à l’Université Memorial


Photo : Martin Richard

Ma famille et moi habitons à Terre-Neuve depuis maintenant sept ans. Nous avons deux filles qui fréquentent l’École des Grands-Vents à Saint-Jean, en maternelle et en deuxième année. Toutes les deux ont aussi fréquenté le programme de prématernelle. En tant que parent et membre de la communauté francophone, je trouve qu’il est extrêmement important de m’impliquer dans la communauté – je suis d’ailleurs impliqué avec le Comité de parents de l’école ainsi qu’avec le Conseil d’école depuis plusieurs années déjà.

Présentement, le système d’éducation francophone de Terre-Neuve-et-Labrador fait face à plusieurs défis de taille; entre autres, la rétention des jeunes de niveau secondaire et les problèmes d’infrastructures croissants à travers la province, que ce soit au niveau de la qualité des bâtiments, du manque d’espace ou du manque d’équipement électronique.

En cette ère technologique, il s’avère aussi essentiel que, dans un futur très rapproché, la programmation informatique soit ajoutée au curriculum, tout comme c’est déjà le cas dans plusieurs pays du monde. Nos élèves ont le droit à une éducation de qualité et il est de notre devoir de faire tout notre possible pour la leur offrir.

Zone 4 : Sans affectation géographique – 4 candidat.e.s pour 3 postes

Claudette Chubbs
56 ans, guide-animatrice à Parcs Canada


Photo : Claudette Chubbs

Je suis née à Lourdes-de-Blanc-Sablon au Québec d’une famille exogame. Mon époux est originaire de Terre-Neuve-et-Labrador. Ensemble nous avons eu 4 enfants.  Bien que nous ayons fait le choix d’habiter à L’Anse-au-Clair, mon bagage génétique (langue française et culture francophone) a rapidement éveillé en moi l’importance de perpétuer auprès de mes enfants ce double héritage.

Ainsi, comme parent francophone, si je voulais que mes enfants parlent à chacun de leurs grands-parents dans sa langue maternelle, je devais leur assurer l’accès à une éducation scolaire en français.  Dès le début des années 1990, mes enfants ont fréquenté l’école Mgr Scheffer de Blanc-Sablon au Québec. Je suis très fière aujourd’hui d’affirmer que mes enfants ont reçu, en plus d’un double héritage, des chances plus élevées d’obtenir des meilleurs emplois.

Soyez assuré que ma participation à ce nouveau Conseil scolaire consistera à soutenir, à encourager et à accroître l’engagement des parents afin d’assurer un accès à l’éducation scolaire en français à tous les parents ayants droit, à améliorer le rendement scolaire des élèves, à augmenter la confiance du public en matière d’éducation et à encourager les élèves à conquérir l’école pour en faire leur école, leur vie.

Steevens Proulx
28 ans, coordonnateur de service pour équipement lourd


Photo : Jacinthe Tremblay

Mon but est de représenter toutes les régions de la province de Terre-Neuve et Labrador, pour protéger les acquis et améliorer le système d’éducation francophone (programme et infrastructures) pour vos enfants, mes enfants et ceux du futur de notre province. Sans oublier l’amélioration du Conseil scolaire au niveau du professionnalisme et au niveau de la transparence. Écouter nos gens, nos communautés sur les besoins de notre système d’éducation.

Étant membre actif du CA du CSFP, je maîtrise les dossiers en cours et les enjeux particuliers de nos régions. Ayant déjà passé dans le système scolaire en tant qu’étudiant, j’ai une très bonne connaissance du système scolaire francophone. Je désire que vos enfants et les miens aient le même droit que j’ai eu dans le passé et plus encore.

Étant parent de deux jeunes enfants présentement dans le système scolaire du CSFP, mes intérêts sont alignés vers les enfants et leur éducation. Je veux aussi développer une relation de travail main dans la main avec les autres agences / associations francophone de la province.

Carole Maillet Gillingham
41ans, ingénieur civil


Photo : Carole Gillingham

Je suis acadienne francophone, née à Bouctouche, Nouveau-Brunswick. En 2002, j’ai déménagé à Terre-Neuve avec mon conjoint qui est originaire de Terre-Neuve. Nous avons acheté une maison à Paradise (TL) où nous habitons en permanence avec nos deux filles. Ayant fait mon éducation primaire, secondaire et universitaire en français au Nouveau-Brunswick, je comprends l’importance de l’éducation en français pour les francophones. Le français, langue minoritaire à Terre-Neuve et Labrador, en augmente l’importance.

Je me présente à cette élection parce que je veux m’impliquer dans l’éducation de mes filles, présentement au primaire à l’École des Grands-Vents. Je veux également avoir un impact positif sur l’éducation de tous les élèves francophones de Terre-Neuve et Labrador. Comme ingénieure professionnelle et gérante de projet, je peux évaluer des situations problématiques et aider à les résoudre d’une façon pratique et économique.

Il est impératif que les conditions scolaires francophones à Terre-Neuve et Labrador soient améliorées. Ceci requiert beaucoup de support de plusieurs personnes de différents talents. J’espère pouvoir en faire en devenant conseillère au CA du CSFP.

Andree Thoms
Retraitée


Photo : Archives Le Gaboteur

Mon occupation principale est auprès de mes petits-enfants. Je les aide avec les devoirs et la lecture, à développer leur vocabulaire et à les faire vivre en français. Je me présente à cette élection parce que je partage la vision du CSFP, qui est la réussite de tous les enfants dans chacune de nos écoles. Je désire aider le CSFP à mettre en place des moyens pour répondre aux orientations et aux objectifs prévus dans son plan stratégique, et entreprendre avec le CSFP une réflexion et une consultation en vue de se donner un nouveau plan stratégique 2018-2021 inspiré du plan stratégique actuel.

Je connais les devoirs et les pouvoirs du CSFP, ayant été conseillère pendant plusieurs années pendant lesquelles trois directeurs généraux se sont succédé. Je connais chacune des écoles du CSFP et leurs besoins particuliers. Je connais le portefeuille du Ministère de l’Éducation de TNL, celui de Patrimoine Canadien, et leurs responsabilités envers le CSFP. Je suis aussi familière avec l’administration du Newfoundland and Labrador English School District.

Mes objectifs pour l’éducation en français sont les mêmes que les objectifs cités par le Manitoba : un programme français qui vise à faire d’un élève un francophone bilingue qui maîtrise la langue française comme langue première, qui maîtrise la langue anglaise, qui s’engage à se construire une identité francophone positive et qui a un sentiment d’appartenance à la communauté francophone.